Oservation préliminaire: Ces deux militants syndicaux, représentants de la catégorie des chargés de recherche du CNRS, veulent s'expliquer ici sur le fait qu'ils ont voté, sur la demande de la direction, une dermande de révocation à mon encontre. D'une manière générale, je considère les membres du Conseil de discipline comme des victimes des grossières manipulations de la Direction, particulièrement évidentes dans les mensonges de son "témoin" qui la représentait et qui en fait partie, M. Bruno Péquignot. Dans le cas de Mme Caron et M. Ollivier, je serai moins indulgent. La façon dont ils s'alimentent, à peu près exclusivement, aux insanies d'un calomniateur professionnel nommé Didier Daeninckx, romancier néo-stalinien, montrent qu'ils se sont intégrés à ce que j'appelle les "cabales", c'est-à-dire des groupes qui, pour défendre des idéologies qui leur sont propres, sont prêts à passer à la fois sur les principes républicains et sur le corps de leurs collègues. Démonstration ici bas.
21 novembre 2000
Le 4 juillet 2000, la CAP n° 2 a siégé en conseil de discipline sur le cas de M. Serge Thion, chargé de recherche au CNRS, connu pour être avec Robert Faurisson l'un des chefs de file français du négationnisme, cette idéologie qui s'efforce de nier le génocide commis par les nazis durant la seconde guerre mondiale et qui conteste en particulier l'existence des chambres à gaz. La CAP s'est prononcée à l'unanimité pour sa révocation, et celle-ci a été décidée le 4 octobre par la Directrice Générale du CNRS, Geneviève Berger.
Le matin même du 4 juillet, Michel Pierre, secrétaire général adjoint du SNTRS-CGT a distribué au nom du syndicat, à l'entrée du Campus Michel-Ange où la CAP devait se tenir, un tract où il estimait que " l'activité extra-professionnelle négationiste de ce chercheur relève de la justice", après avoir affirmé " les reproches d'ordre professionnel sont faibles et pourraient donner lieu à de dangereux précédents pour la défense des chercheurs : nombre de publications 1999-2000, utilisation de son adresse e-mail professionnelle pour d'autres activités, faire figurer sa qualité de chercheur CNRS dans les listes de participants à des réunions négationistes. " M. Michel Pierre considère donc que participer à une réunion à caractère raciste en qualité de chercheur CNRS ne doit entrainer que de faibles reproches...
Commentaire: Je n'ai évidemment jamais participé à une réunion à caractère raciste, ès-qualités ou intuitu personae.
Ce tract semblait naturellement reproduire les informations
transmises au syndicat par les deux élus que nous sommes.
Or, Michel Pierre, après avoir vainement tenté d'imposer
sa doctrine aux élus, a tout simplement tu ou déformé
le sentiment que nous avons exprimé sur le cas de M. Thion
pour obtenir, après une séance houleuse d'un Bureau
National clairsemé qu'il présidait lui-même,
un vote de principe pour la distribution d'un tract
qu'il rédigea seul, après coup. À la suite
de cette manipulation, François Ollivier a quitté
le SNTRS en poursuivant son mandat à la CAP.
Commentaire: on se demande comment M. Ollivier, qui dit avoir quitté le SNTRS, peut "poursuivre son mandat" puisque ce mandat ne lui a été confié que par la vertu de son appartenance au syndicat.
Nous nous sommes abstenus jusqu'ici de nous exprimer publiquement sur cette affaire, car le secret professionnel nous interdisait d'ouvrir le dossier pour expliquer notre position. Depuis le 30 octobre, M. Thion a choisi d'en publier les pièces essentielles, ce qui permettra à Michel Pierre de se convaincre qu'il est plus nourri qu'il ne l'a affirmé. S'il ne croit pas les élus de son syndicat, peut-être croira-t-il un de ceux qui falsifient l'histoire contemporaine ? La page web intitulée " CNRS contre Serge Thion " est venue remplacer la page " totus " où ses travaux de recherche voisinaient pèle-mèle avec ses pamphlets négationnistes (http://abbc.com/totus) sur le site antisémite de Radio Islam qui héberge aussi le site négationiste de l'AAARGH, tenu par M. Thion. Il s'est lancé depuis peu dans une vaste offensive, envoyant par centaines aux personels du CNRS des courriers électroniques où il dénonce des " méthodes staliniennes ".
Commentaire: Il est exact qu'à la suite d'une erreur technique (je n'ai pas l'habitude de gérer des sites html), la page "totus", qui est une archive où se trouvent certains de mes écrits, a été "remplacée"; elle sera prochainement rétablie. Ai-je besoin de rappeler qu'un site ne peut pas être tenu pour responsable de ce qui se trouve sur d'autres sites, fussent-ils situés sur le même serveur. On sait qu'un serveur peut afficher plusieurs milliers de sites. Le seul dont je sois le responsable est celui que vous consultez en ce moment-même.
Rappelons brièvement quelques données historiques. Le négationnisme apparaît en France avec l'oeuvre de Paul Rassinier, résistant et déporté, mais néanmoins antisémite qui s'obstina à nier l'existence des chambres à gaz (voir N. Fresco [4] et [5]). Un tournant intervient à partir de 1979 avec l'affaire Faurisson, d'une part en raison de la stature que lui a conféré dans ce milieu sa position d'universitaire, obligeant le monde académique à réagir, d'autre part à cause du soutien que lui ont apporté un groupe de militants de l'extrême-gauche anticolonialiste, dont Serge Thion qui aux cotés de Jean-Gabriel Cohn-Bendit, de Pierre Guillaume et deux autres chargés de recherche du CNRS, Claude Karnoouh et Gábor Tamás Rittersporn prirent partie en faveur de M. Faurisson lors de son procès en 1981. Ce négationisme " de gauche ", une spécificité française, s'inséra rapidement dans un mouvement international, contribuant à faire la liaison entre un négationnisme arabe antisioniste tirant parti de l'instrumentalisation de la Shoah par le nationalisme israélien, et des courants plus classiques paléo- ou néonazis. On peut se reporter sur cette période aux écrits de Pierre Vidal-Naquet [12], en particulier la quatrième partie, consacrée au groupe de " la Vieille Taupe ", et à l'article de V. Igounet [7]. (Voir aussi [8] pour ce qui concerne l'utilisation du négationnisme par la propagande d'extrème-droite.)
Cela fait donc vingt ans que le CNRS a été confronté au problème de chercheurs dont les thèses constituent non seulement la forme privilégiée de l'antisémitisme contemporain, mais aussi un cas particulièrement clair de falsification de l'histoire, sans parvenir à trouver une réponse adéquate.
Commentaire: Il est facile, rhétoriquement, de tenter de disqualifier des adversaires intellectuels, par exemple en les traitant d'ennemis, ou d'antisémites, ou de tout autre qualificatif déshonorant. C'est l'emploi de ce genre de termes qui permet à ceux qui, ne sachant pas répondre aux arguments des révisionnistes, les accusent de "falsifications" imaginaires.
Comment cela fut-il possible ? La réaction de Michel Pierre, suivie de quelques autres au sein du SNTRS nous éclaire sur ce point. Le témoignage du sociologue Sami Dassa est également limpide : " Je ne pouvais accepter l'idée que l'équipe de sociologues du CNRS puisse se faire complice des thèses néo-nazies de Faurisson en intégrant dans notre unité de recherche un de ceux [Rittersporn] qui avaient soutenu ce négationniste. Je ne pouvais pas accepter l'idée que l'on puisse refuser la réalité de leur mort à mes parents, déportés de France et tués dans les camps d'extermination d'Auschwitz en 1942, après qu'on leur a refusé le droit de vivre. J'ai envoyé ma lettre [au Directeur Général] le 24 mai 1982. À ce jour, je n'ai toujours pas eu de réponse. Je pensais néanmoins être soutenu par mon syndicat, le SGEN-CFDT. [...il] était plus préoccupé de sauver la place d'un collègue [...] que d'avoir à s'opposer à des thèses inadmissibles. " On trouvera cette citation dans le dossier, assez complet et fiable en dépit d'interprétations parfois peu nuancées, disponible sur le site Amnistia [1].
Commentaire: on vous le disait, ils s'abreuvent au dépotoir des calomniateurs professionnels. Visitez le site <amnistia.net> et vous verrez que tout le monde y passe, sauf les communistes.
Trouver une réponse conforme à l'éthique scientifique, dans le cadre administratif du CNRS n'est pas immédiat, mais ce n'est pas une raison pour se retrancher derrière des solidarités corporatistes au mépris de toute rigueur morale. Dans un premier temps, le CNRS aurait pu, avant la titularisation, remplacer les individus concernés par de jeunes chercheurs. Cela fut envisagé et réalisé même par la commission en charge de l'histoire contemporaine pour G. Rittersporn, qui fut sauvé in extremis par son passage en sociologie. L'idée d'une procédure disciplinaire avait également été évoquée, mais on craignait de les faire apparaître comme des victimes.
Commentaire: on craignait de les faire passer pour des victimes parce que, justement, on s'apprêtait à les victimiser. Ce qu'ils n'ont pas réussi à faire il y a quinze ans, il ont recommencé à essayer de le faire en 1998 à Ritterpsorn, et en 1999 à moi. Toujours les mêmes procédés. Rittersporn, qui est né dans la Hongrie communiste, les connaissait bien. Toujours est-il que le CNRS a choisi de me titulariser en 1984, alors que j'avais publié quatre ans auparavant, le livre qui posait la question du révisionnisme en France. Depuis, je n'ai pas varié d'opinion. Pourquoi ce qui valait titularisation en 1984 vaut-il révocation seize ans plus tard?
Indépendamment de toute considération tactique, l'attitude face à l'activité négationniste exprime une conception de la liberté d'expression et du rôle du chercheur. À titre d'exemple, le modèle états-unien, dit " libéral " est beaucoup plus permissif que le nôtre. Toute idée peut s'exprimer dans une enceinte universitaire qu'elle soit créationniste ou négationniste. C'est l'héritage d'une culture politique fort honorable, mais on peut voir aussi ce principe comme une forme extrême de la liberté du commerce, au sein d'un système où la science, la culture comme la religion et même les breloques nazies sont l'objet d'échanges marchands. Le soutien apporté aux négationnistes français par " l'anarchiste " Noam Chomsky est à cet égard aussi plaisant que celui fourni à S. Thion par certains éléments de la CGT au nom du " statut ".
Commentaire: entre l'anarchiste Chomsky et Staline ou Mao, mon choix est fait depuis longtemps.
Sur le plan juridique, si l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 reconnaît aux chercheurs " une entière liberté d'expression dans l'exercice de leurs fonctions ", il précise aussitôt " sous les réserves que leur imposent les principes de tolérance et d'objectivité. " Il existe en outre une jurisprudence du Conseil d'État, Section du Contentieux, arrêt du 28 septembre 1998, dit " arrêt Notin ". Dans ses réquisitions, la Commissaire du Gouvernement a déclaré que pèseraient " des doutes sérieux sur la valeur scientifique " d'un chercheur " proférant des thèses contraires à la légalité républicaine et incompatibles avec un minimum de rigueur intellectuelle. " On voit là que si la science et le droit ne sont pas inconciliables, les deux points de vue sont néanmoins bien distincts. Pour le scientifique, la valeur est d'abord affaire de rigueur intellectuelle, mais elle n'exclut pas le sens moral. Et il est apparent que les entorses à la méthode scientifique sont souvent le produit d'une utilisation partisanne de la science. On pourra consulter pour plus de détails les recommandations du COMETS (Comité d'Éthique pour les Sciences du CNRS) sur le site [2] . Reste à savoir si l'activité négationniste doit être ici considérée comme relevant de la sphère professionnelle ou privée comme le considèrent Serge Thion et Michel Pierre. On peut d'emblée juger douteux que nier un fait établi, quand bien même cela serait en dehors de sa spécialité, puisse être estimé indifférent pour l'activité professionnelle d'un scientifique, tant le simple respect des faits est une base commune à toutes les sciences.
Commentaire: on voit poindre ici le totalitarisme. Ces braves gens s'octroient le droit de venir inspecter vos cervelles, pour s'assurer que tout, à l'intérieur, est conforme à l'ordre qu'ils ont décrété, au nom de... de l'Etre suprême? de la Raison ? de Kim Il Sung ? de leur propre Bêtise hypostasiée?
M. Thion s'est d'ailleurs chargé d'éclairer le débat sur ce point, en usant systématiquement de son appartenance au CNRS, pour donner du crédit à ses thèses.
Commentaire: je n'ai jamais fait mention de mon appartenance au CNRS et pour une bonne raison: je ne crois pas à l'argument d'autorité. Ni pour les autres, ni pour moi. Les arguments doivent tenir tout seuls, sans tuteur. Je suis du côté de Rabelais -- pour quereller la Sorbonne.
Que cette attitude soit commune et qu'on entende nombre de collègues asséner, en se reclamant du CNRS, des opinions qui n'engagent qu'eux-mêmes, ne la rend pas plus admissible. Que cette mention soit formellement faite par ses amis, ou à la demande d'un juge, alors qu'il se porte intervenant volontaire au procès de Robert Faurisson n'empêche pas le CNRS d'être impliqué nolens volens par ses prises de position réitérées. D'autre part, au fil du temps, l'attitude de Serge Thion vis à vis de ses contradicteurs s'est faite toujours plus agressive. On trouve au hasard du site AAARGH des expressions telles que " juif professionnel ", " déportée professionnelle ", et à défaut de pouvoir établir avec certitude la parternité de tel ou tel texte non signé, sa participation active à ce serveur, qui est clairement indiqué comme le sien sur d'autres sites négationnistes, peut être comme on le verra fermement établie.
Commentaire: Pour autant que je puisse en juger, ces expressions sont des références littéraires à une phrase célèbre de Clemenceau: "Roumain, ce n'est pas une nationalité, c'est un profession", phrase cruelle, certes, mais drôlatique et visant ceux "qui en font trop", quel que soit le rôle qu'ils jouent. Prendre ces expressions au pied de la lettre correspond à une certaine bêtise et à une grande ignorance de la littérature de notre temps. Quant au reste, j'ai déjà dit plus haut que le seul site (et non pas "serveur") dont je suis responsable est celui où vous lisez les présentes lignes. Ceux qui disent le contraire ne font que se conformer au dicton: on ne prête qu'aux riches.
Nous n'avons guère envie de vous renvoyer au serveur
de l'AAARGH, hélas et c'est bien l'un des aspects du problème,
les principaux moteurs de recherche donnent un accès souvent
plus facile aux
serveurs négationnistes qu'aux sites les mieux documentés
(voir Daniel Schneidermann). Dans un texte signé qu'il
ne renie pas, intitulé " Les infortunes de la vie
parisienne ", il a même recours à l'atteinte
à la vie privée pour tenter de discréditer
un collègue du CNRS. L'obligation légale faite au
CNRS de protéger ses agents dans l'exercice de leur activité
(loi n° 83-634 du 13 juin 1983, article 11) est une raison
supplémentaire de ne plus considérer cette propagande
comme l'affaire privée d'un citoyen, ne relevant que des
tribunaux, mais aussi comme le problème du CNRS avec l'un
de ses chercheurs.
Commentaire: j'aurais bien voulu voir le CNRS observer cette obligation légale et prendre ma défense contre les calomniateurs qui sévissent à L'Humanité et sur le site de Daeninckx, entre autres.
Toutefois, l'action disciplinaire et le recours à la
justice, s'ils sont distincts ne s'excluent nullement. Depuis
les premières prises de position publiques de Robert Faurisson,
la loi dite " loi Gayssot " a marqué une rupture
en permettant une action judiciaire. Cette problématique
était étrangère à l'action de la CAP,
mais ne saurait être écarté des reflexions
de chercheurs syndicalistes. Cette loi, motivée par les
" dérapages " calculés de Jean-Marie Le
Pen a suscité bien des réticences parmi les historiens.
Elle a des aspects éminemment criticables. Force est cependant
de constater que si elle a été efficace en freinant
les ardeurs de politiciens frontistes soucieux d'éviter
les procès, elle n'a pas nui au travail de recherche sur
la déportation. Cela ne signifie pas que les " vérités
d'état " n'existent pas, mais elles cheminent par
d'autres voies, plus efficaces, en réservant pas exemple
l'accès aux archives à ceux dont les thèses
sont conformes aux désirs du pouvoir. On peut penser aux
difficultés rencontrées par Jen-Luc Eynaudi dans
ses travaux sur le pogrom organisé à Paris par le
préfet Papon contre les Algériens le 17 octobre
1961, qui fit environs deux cents morts et officiellement deux.
Commentaire: Ces braves gens mélangent tout. La loi Gayssot a stérilisé tout un domaine de recherche, crucial pour la compréhension de notre temps. L'affaire du 17 octobre 1961, que j'ai vécue de très près, n'a rien à voir. il est impropre de l'appeler "pogrom". La plupart des responsables sont encore là et ils sont protégés par une amnistie. Si vous ne voulez pas des lois de la république, changez-les, mais reconnaissez qu'elles existent. On ne peut pas dire qu'il y a eu 200 morts car on ne le sait pas, pas encore en tout cas. L'estimation du FLN en 1961 n'était pas si élevée. Et vous êtes priés d'écrire correctement le nom de J.-L. Einaudi.
Jean-Pierre Chevènement fit effectuer une contre enquête qui ramena le chiffre officiel à une vingtaine ! On peut mentionner aussi les difficultés d'Annie Lacroix-Riz, qui travaillant sur la banque et l'industrie sous l'occupation découvrit qu'une partie du zyklon utilisé à Auschwitz était fabriqué en France. De telles découvertes ne facilitent pas l'accès aux archives du ministère des finances, ni les publications... voir l'article de Didier Daennincks [3].
Commentaire: Mme Lacroix-Riz n'a rien démontré de tel. Elle a "découvert" que l'on fabriquait en France, avant, pendant (et aprèss) la guerre, un insecticide puissant, à usage industriel, utilisé depuis les années 20, et qui s'appelle, ou s'appelait Zyklon B. sous licence allemande. On en a ensuite changé le nom et je crois qu'on le fabrique toujours. On pourrait probablement faire la même démonstration sur l'Angleterre et les Etats-Unis. Quelle affaire! Les idéologues comme Mme Lacroix-Riz, membre du parti communiste, croient tenir là un nouvel instrument de culpabilisation politique. Mais ce n'est qu'un château de cartes. Vous pourriez aussi orthographier correctement le nom de Daeninckx.
La loi Gayssot a eu également une influence certaine sur l'activité de Serge Thion, qui s'est attaché à la contourner en utilisant le flou juridique entourant Internet. Le serveur de l'AAARGH est implanté dans l'Illinois dont la législation n'offre aucun recours.
Commentaire: je ne connais pas la législation de l'Illinois mais je n'imagine pas qu'elle soit sans recours. Au pays des avocats! L'illinois n'est pas l'URSS...
Il reproduit sans autorisation les documents de ses contradicteurs français, au prétexte que ceux-ci ne pourraient l'accorder sans risquer une condamnation ! La loi gayssot étant intégrée à la loi sur la presse de 1881, l'action en justice se heurte au délai de prescription de trois mois à partir d'une date de publication bien difficile à établir dans le cas d'internet. Cette interprétation a été modifiée par une jurisprudence de la Cour d'Appel de Paris, le 15 décembre 1999, une évolution qui n'est d'ailleurs pas sans effets pervers, comme l'illustre l'action récente de Carl Lang, numéro deux du front national contre le " Réseau Voltaire " (voir l'article de Didier Marie [9]). L'utilisation d'Internet à partir de 1994 environ marque un tournant dans l'activité de Serge Thion. Ses textes sont plus violents et d'un antisémitisme qui ne se dissimule plus. C'est aussi dans cette dernière période que son activité scientifique se réduit.
Jusqu'en 1998, les initiatives du CNRS concernant M. Thion
demeurèrent inabouties et ne laissèrent nulle trace
dans son dossier. En 1997, les 39 membres de la section de chimie
reçurent à leur domicile l'oeuvre d'un pseudo-chimiste,
contestant l'existence des chambres à gaz, le
" Rapport Rudolf ". Ayant constaté que ce document
avait été placé sur le site web AAARGH de
Serge Thion, la Section 15 du Comité National vota lors
de la session d'automne 1998 une motion demandant à la
Direction générale et au COMETS de se saisir du
dossier. Une autre motion fut votée par la section 36,
qui est la section de rattachement de l'intéressé.
Le COMETS fut également directement saisi par la commission
des droits de l'homme de la société française
de physique, qui lui transmit des documents négationnistes
permettant d'incriminer Serge Thion. Une commission, présidée
par l'historien François Bédarida fut donc créée
au printemps 1999 par la Directrice Générale Catherine
Béchignac, à la demande du COMETS. Elle a produit
deux rapports intermédiaires en juillet et novembre 1999,
et son rapport final en juin 2000.
Commentaire: on voit bien, dans cette succession de faits rapportés par ces braves gens que rien, dans tout cela, ne concerne Serge Thion, chercheur spécialisé dans les affaires indochinoises, à qui aucune faute professionnelle n'a été imputée, jusqu'au 1er novembre 2000. Le CNRS s'est lancé, à ses risques et périls, dans un procès d'opinion.
Le travail de la commission fut d'une part de se prononcer
sur les faits reprochés à Serge Thion, et de suggérer
à la direction générale des moyens d'action
appropriés. La commission a considéré qu'il
y avait eu cloisonnement entre son activité scientifique
et son activité négationniste. Le jugement doit
être nuancé, le cloisonnement étant bien d'avantage
l'effet de l'embarras des instances du CNRS que de l'attitude
intellectuelle de l'intéressé. Lorsque S. Thion
déclare, dans " Khmers rouges ! " un livre cossigné
avec Ben Kirnan, édité par Jean-Edern Hallier dans
une collection dirigé par son ami négationniste
Pierre Guillaume " Si les mots ont un sens, il n'y a certainement
pas eu de génocide au Cambodge ", ou encore "
Le mythe est lancé, [...] on en connaît d'autres
exemples qui ont aussi la vie assez dure ", on ne peut prétendre
que le sociologue ignore le négationniste. En revanche,
cela ne signifie pas que ses travaux sur le Cambodge posent un
problème de la même nature. Les mobiles politiques
sont similaires : renvoyer dos à dos Pol Pot et Kissinger,
comme la Vieille Taupe se refuse à établir une hiérarchie
de valeur entre le nazisme, le stalinisme et les démocraties
occidentales. Mais les moyens ne sont pas les mêmes, et
concernant le
Cambodge M. Thion n'a nul besoin de nier des faits patents comme
l'existence des chambres à gaz. Il lui suffit de discuter
les chiffres et la pertinence du terme même de " génocide
", ce qu'on ne saurait lui contester le droit de faire dans
le cadre de son travail, même si ses arrières-pensées
son transparentes. On voit qu'en écartant les polémiques
sur le génocide cambodgien, la commission Bédarida
a fait un choix qui était prudent dans ce cadre mais pourrait
être discuté dans un autre contexte. Du moins est-il
clair qu'elle n'a pas seulement travaillé à charge.
Commentaire: je vois que ces braves gens tombent dans le confusionnisme le plus épais. Ils ont la bonté de me laisser le droit de discuter des outils conceptuels qui s'appliquent à mon terrain (dont ils ne connaissent évidemment que ce qu'en a dit L'Humanité). Je crois comprendre qu'ils attribuent une égale sorte de bonté à la commission Bédarida qui n'aurait pas voulu discuter de mes analyses du Cambodge, ce qui serait la preuve qu'elle aurait instruit, non pas seulement à charge, comme je le prétends, mais aussi à décharge. Tout ceci me paraît terriblement alambiqué et je ne vois pas comment ils pourraient tirer argument de ce qui ne se trouve pas dans le rapport Bédarida. Je voudrais seulement les prier de se cantonner à leur petite affaire et de ne pas se mêler de ce qui les dépasse, à savoir les affaires indochinoises.
Le second rapport était accompagné d'une annexe
de 52 pages, démontrant par l'examen des entêtes
de courriers électroniques que Serge Thion a bien utilisé
son compte thion@msh-paris.fr à la Maison des Sciences
de l'Homme, puis un compte personnel tempus@club-internet.fr,
pour
expédier des articles sur le site négationniste
AAARGH. D'autre part, des communiqués du Temps irréparable
envoyés depuis l'adresse aaargh@abbc.com ont en fait été
expédiés depuis la France, depuis la connexion de
Serge Thion à club-internet. On notera que Serge Thion,
après avoir récusé cette étude, estimant
qu'elle est du à un " espion israélien ",
admet effectivement que ces textes proviennent de son compte,
mais soutient que lui n'y est pour rien, qu'il a prêté
son compte à des amis, et qu'on n'a pas prouvé qui
était derrière le clavier... Précisons que
ce travail indique clairement que l'intégralité
des 20 000 pages du serveur AAARGH ne sauraient être attribuées
à Serge Thion.
Commentaire: ces braves gens ont mal lu le rapport Panczer. En utilisant les critères du minéralogiste israélien installé à Lyon, il n'y a aucune raison de ne pas m'attribuer la paternité des 20.000 pages qui sont, paraît-il, sur ce site. Mon identification de l'auteur du rapport est confirmée par un article, co-signé par lui, où l'on retrouve de larges portions de son rapport verbatim, paru dans le numéro de sept.-déc. 2000 de la revue d'histoire de la shoah. Il a ainsi pu rentabiliser le temps qu'il a passé à ratisser Internet pour le compte de Bédarida, qui a très mal caché l'identité de son "observateur", si vous n'aimez pas le mot "espion".
Ceci permet donc d'attribuer à Serge Thion la responsabilité de ce serveur et donc d'au moins une partie des propos injurieux qu'il contient à l'encontre de chercheurs et d'universitaires. L'ignoble texte antisémite intitulé " les infortunes de la vie parisienne " est bel et bien signé de S.Thion, bien que le rapport le considère comme " habilement présenté sans dire que Serge Thion en est l'auteur ", la seule erreur factuelle que nous ayions eu à relever. Parmi les " notes de l'AAARGH " accompagnant ce texte, et clairement du même auteur on trouve ce jugement : " quand on n'a ni les compétences, ni le goût du travail, ni les diplômes nécessaires à une carrière universitaire [...] une sinécure au CNRS garantit à la fois pitance et gloriole. " Un aveu ? M. Thion n'a pas jugé opportun de reproduire ce document, qui figurait pourtant à son dossier. C'est à propos de ce document que la commission mentionne le devoir de réserve qui sera finalement retenu lors de la convocation du conseil de discipline. Il convient à cet égard de mesurer que cette notion, passablement floue et extensible permet bien des utilisations arbitraires qui ne doivent pas échapper aux préoccupations des syndicats d'une fonction publique archaïque et mal adaptée aux exigences démocratiques contemporaines (voir le Monde Diplomatique, juillet 2000, p.26). Certaines limites doivent néanmoins s'imposer aux agents de l'état dans leurs prises de position et M. Thion les a bien clairement dépassées.
Commentaire: quelles sont ces limites et qui les fixe ? La CGT ? Le CNRS? A quoi servent donc les tribunaux, la Justice, si le travail est déjà fait par d'autres instances plus politiques? Encore une fois, si j'ai commis une faute, il ne doit pas être difficile de me poursuivre devant les tribunaux. Pourquoi personne ne l'a-t-il jamais fait? Suis-je "protégé" comme l'insinuait le calomniateur Daeninckx, avant ma révocation, ou suis-je simplement calomnié par certains, et en particulier par les braves gens qui ont voté ma révocation sans connaître le dossier et sans s'enquérir de la moindre preuve?
Un autre aspect du dossier est l'insuffisance professionnelle. Les publications de Serge Thion se sont espacées au cours des dix dernières années, nombre d'entre elles sont annoncées " à paraître " depuis de longues années, sans que l'intéressé ait fourni les documents correspondant à ses évaluateurs.
Commentaire: mensonge pur et simple. J'ai fourni les textes correspondant aux écrits "à paraître". L'origine de ce mensonge est M. Péquignot, délégué de la Direction des Sciences de l'Homme, qui est l'organe auquel j'ai envoyé les dits textes. L'impudence du menteur est étonnante.
Son rapporteur en 1999 concluait que la section devrait l'inviter à combler son retard en matière de publication. Le rapport rédigé par Bernard Durand président de section 36 au printemps 2000 et lu en séance concluait aussi, mais de manière plus modérée à un ralentissement des publications. On y lisait en outre ces phrases surprenantes : " Il est difficile de percevoir si [...] il est tenté de quitter la position du savant [...] pour prendre celle du politique, du militant qui fournit des arguments aux tenants d'une simple négations des événements passés et d'une réhabilitation de l'inadmissible ", et ailleurs " une pensée qui revendique le droit de bouleverser les approches convenues, comme il le faisait il y a 20 ans en affirmant qu'il fallait traiter la question des camps de concentration nazis avec "les mêmes méthodes scientifiques que celles utilisées pour n'importe quel événement à n'importe quelle époque". La section n'a pas suivi le rapporteur dans cette voie et a fait modifier la conclusion du rapport en conséquence avant de voter à l'unanimité moins une voix, l'insuffisance professionnelle.
Commentaire: voici un aveu extraordinaire! Le
rapporteur, président en exercice de la section 36, fait
un rapport d'évaluation. Il est le seul, évidemment,
à avoir lu mes écrits, et il les a lus de près,
me semble-t-il. La section l'oblige à modifier son rapport!
Revoici la cabale! Ces braves gens tirent sans doute leurs informations
d'autres membres de la CGT qui ont dû participer à
cette entreprise de ré-écriture. On voit bien que
cette prétendue "insuffisance professionnelle",
qui n'a d'ailleurs pas été retenue ni devant le
conseil de discipline, ni dans les attendus de la décision
de révocation, était un instrument de guerre contre
moi qu'on préparait à tout hasard, sans savoir encore
s'il servirait au moment de mon expuslsion du monde de la recherche.
L'intention est là, tous les moyens sont bons.
J'avoue qu'au delà de l'injustice qui est commise, je le
crois, à mon encontre, j'en suis venu à ressentir
du mépris pour ceux de mes collègues qui se livrent
ainsi à toutes ces petites combinaisons et que je suis
content de ne plus me sentir de liens avec eux.
Dans l'interview donnée à Libération le vendredi 2 juin, Mme Bréchignac semblait envisager de déférer Serge Thion devant la CAP pour insuffisance professionnelle. Ceci eut été pernicieux, cette solution médiocre éludant le fond du problème. D'autre part, on sait bien que des chercheurs n'ont pas une activité satisfaisante, problème qu'un renvoi sans indemnité ne saurait régler de manière admissible. On sait moins que peu de votes d'insuffisance professionnelle parviennent effectivement à la CAP. Ce n'est souvent qu'un moyen pour la commission de rechercher une solution négociée... en position de force. À titre d'exemple, il y eut trois insuffisances professionnelles votées par la commission 36 au printemps 2000, mais seul le dossier de M. Thion est parvenu devant la CAP et pour un motif d'une toute autre gravité. En revanche, l'examen de la section 36 confirme le fait que Serge Thion a depuis de nombreuses années consacré l'essentiel de son temps à ses activités condamnables, ce qui engage encore davantage la responsabilité du CNRS.
Confronté à un tel dossier, l'élu syndical se trouve dans une position peu habituelle. L'engagement de la CGT contre le racisme ne nous a pas laissé soupçonner une divergence possible avec notre syndicat. La surprise et la colère suscitées par les agissements de Michel Pierre, ont été tempérées par les fermes mises au point qui s'en sont suivies, et qui ont confirmé que notre vote était bien conforme aux engagements du SNTRS. Si l'on veut défendre l'idée que le devoir de réserve et le secret professionnel ne sauraient s'interpréter de manière aussi rigoureuse pour un élu vis-à-vis de son syndicat, les membres nommés de la CAP ayant toutes facilités pour communiquer avec l'administration, cela supose que l'on puisse travailler en confiance avec des interlocuteurs discrets et responsables.
Le caractère accablant d'un tel dossier ne dispense pas de s'assurer de la conformité de la procédure et de la cohérence du dossier, ce qui fut fait. Nous sommes intervenu pour hâter la communication du rapport définitif de la commission Bédarida, Nous nous sommes également rendu compte que le rapport de Bernard Durand présent dans le dossier avait été remplacé par sa version préliminaire, de sorte que les citations de la lettre de saisine et du rapport Bédarida n'y figuraient pas. Cette erreur a également été signalée et rectifiée. M. Thion a aussi relevé cette incohérence et en conclut que le rapport de la commission est un faux Pour notre part, nous aimerions disposer plus souvent d'éléments aussi complets et probants pour fonder notre appréciation.
Commentaire: Deuxième aveu extraordinaire. il existe DEUX versions du rapport DURAND. L'une est celle que je connais, qui figure à mon dossier administratif. Elle est qualifiée ici de "version préliminaire", mais elle n'est pas préliminaire du tout puisqu'elle figure dans mon dossier. Et si elle était préliminaire elle ne pourrait pas avoir "remplacé" une autre version ultérieure. il y a donc eu tripatouillage. Et je propose de voir les choses comme suit: M. DURAND rédige un rapport, qu'il lit à la réunion de la section 36. S'ensuit une discussion. M. Durand dépose son rapport dans mon dossier, qui est l'objet des attentions de la Direction. Ultérieurement, pour faire bon poids, quelqu'un, s'appuyant ou non sur la discussion qui a probablement eu lieu dans la section 36, amende le rapport DURAND. C'est cette version amendée qui est utilisée successivement par M. Bédarida et Mme Bréchignac, qui convoque le Conseil de discipline. Malheureusement, comme cette version amendée ne figure pas dans mon dossier, elle est nulle et non avenue. M. Bédarida et Mme Bréchignac commettent un faux en écritures publiques. L'aveu, par nos naïfs syndicalistes, qu'il y a bien deux versions du rapport DURAND et qu'il y a eu "signalement et rectification", c'est-à-dire substitution, dans les dossiers de l'administration de la version 1 (signée Durand) par une version 2 (signée X) ne fait qu'exposer les choses au grand jour et montrer comment on travaille dans les couloirs de la Direction du CNRS. C'est la pétaudière parce qu'on fait de la politique et qu'on veut des effets d'annonce politiques. Voilà la vérité, et elle est très inquiétante à regarder pour tous les chercheurs du CNRS.
Le travail en CAP conduit à relativiser la protection
fournie par le statut. Elle est réelle, mais partielle
et ne met pas à l'abri de tous les arbitraires, qui peuvent
provenir aussi des " collègues ". Pour un licenciement
en fin de stage, l'intéressé n'est pas même
entendu par la CAP Insistons
en outre sur le fait que la CAP n'est pas un tribunal, il n'y
a pas de jurisprudence. On ne tient donc aucun compte des décisions
antérieures, qui disparaissent dans les archives pour au
moins 60 ans, et l'évolution des pratiques ne peut venir
d'un rapport de force fluctuant entre administration et syndicats.
En outre, comme dans toute structure paritaire, on ne peut obtenir
un avis favorable à l'agent qu'en étant suffisamment
crédible pour susciter l'abstention d'un membre nommé.
Le tract de Michel Pierre, mentionnant également un chargé
de recherche stagiaire dont le licenciement fut effectivement
prononcé, et déconsidérant deux élus
juste avant la CAP consacrée à ce cas était
donc
bien mal venu. Par ailleurs, la CAP n'émet qu'un avis,
que la direction général peut fort bien ne pas suivre
Il faut donc veiller à ne pas accréditer l'idée
que le statut de fonctionnaire couvre même les abus les
plus scandaleux, une vision des choses colportée par un
certain discours " libéral " pour remettre en
cause le secteur public et qui use très efficacement de
tous les aspect caricaturaux du syndicalisme.
Il eut été en outre bien peu admissible moralement
de soutenir M. Thion par la seule crainte de créer un précédent.
Si le CNRS s'est montré capable, après vingt ans
d'inaction, de traiter ce problème de manière satisfaisante
pour son image et l'image de la science dans la société,
c'est
avant tout le résultat d'une action militante, où
il convient de rappeler le rôle des Sections 15 et 36 du
Comité National, de la Commission des droits de l'homme
de la Société française de physique et des
média qui ont beaucoup contribué à hâter
la procédure.
Commentaire: C'est avec gratitude que nous accueillons cet aveu: la force motrice a été l'action militante. Je n'en demandais pas plus, ô mânes de Joseph Vissarionovitch!
Dans d'autres milieux professionnels, des militants syndicaux connaissent plus que nous la difficulté de lutter au quotidien contre le racisme. Il nous faut assumer notre responsabilité de travailleurs de la recherche en refusant toute caution " scientifique " à ces thèses monstrueuses. Il était important à ce titre que le CNRS ne recule pas devant ses responsabilités en s'en remettant à la seule action des tribunaux, et sanctionne Serge Thion pour son activité négationniste.
Commentaire: mais en a-t-il le droit? Si l'on ne s'en remet plus "à la seule action des tribunaux", sommes-nous encore en république ou déjà au Far-West ou au Kamtchatka? C'est ce que nous révélera le prochain épisode du feuilleton "CNRS versus Serge Thion".
Références
[1] " Cnrs : des taupes négationnistes dans les labos ", Aministia, http://www.amnistia.net/news/articles/plusnews/dosscnrs.htm.
[2] COMETS, http://www.cnrs.fr/cw/fr/band/cnrs/organi/ethique/index.html.
[3] DAENNINCKS (Didier), " Quand la France fournissait
le gaz mortel aux nazis ", Amnistia, 14 décembre 1999,
http://www.amnistia.net/news/enquetes/zyklon/zyklon0.htm.
[4] FRESCO (Nadine), " Rassinier, Paul " in Dictionnaire
biographique du mouvement ouvrier français, publié
sous la direction de Jean maitron, Les Éditions
Ouvrières, 1991, p. 394-395 (http://www.anti-rev.org/textes/Fresco91a).
[5] FRESCO (Nadine), Fabrication d'un antisémite, Paris, Le Seuil, 1999.
[6] K. (Joseph), " Cet archaïque secret d'État ", Le Monde Diplomatique, juillet 2000, p. 26.
[7] IGOUNET (Valérie), " Le cas Faurisson. Itinéraire d'un négationniste ", L'Histoire n° 238, décembre 1999.
[8] IGOUNET (Valérie), " Un négationnisme Stratégique ", Le Monde Diplomatique, mai 1998, p. 17.
[9] MARIE (Didier), " Faut-il brûler les archives
sur le net ? ", Aministia, 5 novembre 2000,
http://www.amnistia.net/news/articles/multdoss/archvnet/archvnet.htm.
[10] SCHNEIDERMANN (Daniel), " Le jour où j'ai dérivé dans l'enfer des parias ", Le Monde, 29 août 2000, p. 12.
[11] SCHNEIDERMANN (Daniel), " Le jour de 1943 où un juste m'a sauvé ", Le Monde, 30 août 2000, p. 12.
[12] VIDAL-NAQUET (Pierre), Les assassins de la mémoire,
Paris, La Découverte, 1987, reproduit sur internet :
http://www.anti-rev.org/textes/VidalNaquet87c
Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com
Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:
http://www.stvscnrs.greatnow.com
http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad
http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou
et celui qui a survécu aux bourrasques:
http://abbc.com/totus/cnrs/index.html
A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.
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