CECI EST UNE PAGE "UNE AFFAIRE DIDIER DAENINCKX" DANS LE DOSSIER "CAMPAGNE DE HAINE" DU SITE

"CNRS CONTRE SERGE THION"

CRÉÉ LE 19 OCTOBRE 2000

DERNIÈRE MISE À JOUR: 10 07 01

 

Commando contre un écrivain

Par Enrico Porsia, directeur de la rédaction

22 juin 2001

 

"Il n'y aura pas de débat!" Ce cri résonne soudainement sous le chapiteau de la place de la Bastille où se tient le "festival du roman policier" à l'initiative de la librairie Epigramme. Nous sommes vendredi 15 juin, il est environ dix-huit heures quinze et la revue Mouvements organise une rencontre sur le thème "polar et politique". Un homme vient de s'installer à la tribune au milieu des invités. Il s'empare d'un micro et pointe un index accusateur vers Didier Daeninckx, écrivain et membre de la rédaction d'amnistia.net. "Ce monsieur est un calomniateur! Il n'y aura pas de débat! On va lui demander des comptes!"

Il n'est pas seul.

Ils sont venus à plusieurs dizaines pour piétiner la libre expression. Ils se sont donné rendez-vous pour "juger" Didier Daeninckx. Ils ont imaginé une procédure singulière où l'accusé n'a pas droit à la parole, où la "cour" est uniquement composée de "procureurs" et où la sentence est déjà décidée. Ils veulent insulter, humilier un écrivain. Sa faute à leurs yeux est d'avoir mené des enquêtes minutieuses sur les réseaux négationnistes qui gangrènent une partie de l'extrême-gauche et qui servent de passerelle à l'extrême-droite tout comme à ces aventuriers rouges-bruns qui se cachaient sous le drapeau du PCF.
Selon le scénario qu'ils ont prémédité, ils sont arrivés bien en avance. "Les procureurs" ont investi les premiers rangs des sièges destinés au public.
Parmi eux se trouvent quelques vieilles connaissances des lecteurs d'amnistia.net. Il s'agit de certaines personnes qui épinglées par nos révélations, toujours appuyées par des preuves, n'ont jamais été en mesure de nous contredire (voir le document). Aucun droit de réponse de leur part n'a jamais été réceptionné par notre rédaction, aucune plainte de leur part n'a jamais été déposée à notre encontre. Jamais le moindre argument sérieux à nous opposer. Aujourd'hui, leur seul recours consiste dans la menace et l'insulte, la propagation de rumeurs, la calomnie.

Parmi cette brochette "de procureurs", on découvre des personnages qui n'apparaissent jamais dans nos publications ni dans les écrits de Didier Daeninckx. Ils sont néanmoins là, habillés en inquisiteurs, aux côtés d'obscurs personnages qui ont eu des faiblesses pour la secte négationniste. D'autres apprentis Torquemada sont présents uniquement parce qu'ils ont mordu à l'hameçon empoisonné d'une habile manipulation.

"Il n'y aura pas de débat!" crie donc un censeur dans un espace public de liberté de parole. C'est insupportable. Je me lève, je l'interpelle: "Comment se fait-il que quelqu'un puisse interdire un débat?" Je pose cette question à haute voix. Je n'avais pas remarqué que la bande de "procureurs" n'était pas venue seule. Je suis "bien" entouré. Des gros bras me saisissent. "Dehors!" Cinq ou six nervis appartenant au dispositif de cette singulière "procédure judiciaire" essayent de m'expulser de la salle. Ils me bousculent, ils me traînent en me tirant par les vêtements. J'élève encore la voix: "C'est une dictature!" Je n'ai plus le temps de rien dire. Une pluie de coups de poing commence à tomber. Je me protège comme je peux. Mon ami Alfredo Ragusi, lui aussi membre de notre rédaction, vient à mon aide. D'autres gros bras arrivent. Je suis jeté par terre. Les insultes se mélangent aux coups de pied. Les chefs d'orchestre de cette action commando sont pris de panique. Ils ont peur qu'un journaliste se retrouve à l'hôpital. Ils essayent de ramener leurs troupes au calme. Didier Daeninckx se lève et prend la parole. Il n'a pas les moyens de s'exprimer. Face à lui se déchaîne une meute. L'écrivain Thierry Jonquet, dont les dérives sécuritaires ont été décrites sur nos colonnes, jubile. Il crie, ironiquement, "Au goulag!". Didier Daeninckx en tire les conséquences: la raison n'a plus de droit en ces lieux et il décide de partir.

"Non, tu ne t'en iras pas, maintenant on te tient" crie un "procureur". La meute réclame un châtiment.

C'est le lynchage. Didier est frappé, jeté par terre. Un coup de poing au plexus lui bloque la respiration. Le libraire Gérard Moreau, Gérard Bobillier, directeur des éditions Verdier, aidés par Gilbert Wasserman, rédacteur en chef de la revue Mouvements le secourent. Nous sommes six, ils sont une quarantaine. Nous arrivons à nous dégager en sortant par l'arrière du chapiteau. "Ne le laissez pas partir! On va le séquestrer!" crie encore quelqu'un faisant partie de ce misérable commando. C'est ce qu'ils avaient prévu, prendre Didier Daeninckx en otage pour lui extorquer on ne sait quels aveux. Ils voulaient même que ce "procès" soit filmé. A cet effet ils s'étaient assurés les services d'un cinéaste, Jean-Pierre Bastid, qui filmait l'assaut en vidéo. Si nous n'étions pas arrivés à nous soustraire à cette bande déchaînée et déterminée, Didier Daeninckx aurait été contraint par la force à endosser le rôle de l'accusé condamné d'avance d'un "procès populaire".

L'otage aurait ainsi été filmé et, probablement, son image jetée en pâture sur le Net.

Une question se pose : pourquoi ont-ils déversé tant de haine?

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Le document évoqué ici est une courte liste des membres présumés du supposé commando qui ont déjà des casseroles fabriquées et répertoriées sur le site amnistia.

Document 1: Voici les personnes épingléés (sic) par nos enquêtes, qui étaient présentes vendredi 15 juin place de la Bastille.


Serge Quadruppani:
Les profiteurs du "Grand Bazar"

Le viol au service de la Révolution...
1981: Les Renseignements Généraux contre Coluche...
De l'utopie verte au cauchemar brun, un parcours exemplaire...
Les ateliers d'écriture de la DST

Hervé Delouche:
Une enquête deux fois louche

Thierry Jonquet:
Ras l'front et le béret français

Voir les liens sur le site aministia. net. Les autres n'ont qu'à bien se tenir.


Extrait du site <amnistia.net>


Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com

Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:

http://www.stvscnrs.greatnow.com

http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad

http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou

et celui qui a survécu aux bourrasques:

http://abbc.com/totus/cnrs/index.html

A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.

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