CECI EST UNE PAGE "UNE AFFAIRE DIDIER DAENINCKX" DANS LE DOSSIER "CAMPAGNE DE HAINE" DU SITE

"CNRS CONTRE SERGE THION"

CRÉÉ LE 19 OCTOBRE 2000

DERNIÈRE MISE À JOUR: 10 07 01

Encore une fois, Daeninckx se vante de m'avoir fait révoquer:"Grâce à nos articles, après vingt années d'impunité, le "faux libertaire" Serge Thion a été révoqué du CNRS en raison de son activisme négationniste. "



Ce n'est pas de roman qu'il s'agit, mais d'atteinte à la liberté d'expression...

Par Didier Daeninckx

Paris, mardi 3 juillet 2001

 

Vendredi 15 juin 2001, sur la base d'une rumeur dont on sait aujourd'hui qu'elle était totalement infondée, un commando d'une quarantaine de personnes a interdit par la force une rencontre littéraire, pris d'assaut une tribune, chassé les intervenants et les organisateurs, avant de se transformer en tribunal populaire. Ayant refusé de répondre à mes procureurs, j'ai été insulté, frappé, jeté à terre.

L'étonnement ne vient pas simplement de l'énoncé des faits : des romanciers reconnus participaient à cette tentative de lynchage qui, historiquement, est l'apanage des groupes d'extrême-droite. A la notable exception de Charlie-Hebdo, la presse a choisi de traiter cette affaire à travers le prisme de la "querelle d'auteurs de polar", ce qui a pour effet de brouiller les véritables enjeux de débats qui conduisent certains, aujourd'hui, à adopter les méthodes de leurs pires adversaires.

La raison profonde de cette agression, le déclencheur, date de cinq ans, lorsque le porte-parole de Ras l'Front, Gilles Perrault, a décidé d'accorder une préface à d'anciens militants négationnistes d'ultra-gauche, comme Gilles Dauvé, qui se blanchissaient à bon compte de leur activisme faurissonien. Cela avait provoqué un profond trouble dans ce mouvement antifasciste, et de très nombreux adhérents étaient intervenus auprès de l'écrivain pour qu'il retire son texte, croyant qu'il avait été abusé. Il avait rapidement été évident que Gilles Perrault n'ignorait rien du parcours de ses protégés, qu'il était un lecteur assidu des publications ignobles de Serge Quadruppani et de Gilles Dauvé comme La Banquise. Une partie de la direction de Ras l'Front avait alors choisi de défendre l'indéfendable plutôt que de préserver l'unité de l'organisation, avec les conséquences désastreuses que l'on sait.

Cela m'avait incité à me rendre à la Bibliothèque Nationale et à lire l'ensemble de l'oeuvre écrite de Gilles Perrault. J'avais découvert, effaré, les nombreux ouvrages qu'il prend soin aujourd'hui de nettoyer de sa bibliographie, et dans lesquels il mettait son savoir-faire au service de l'effort de guerre des unités paras en Algérie, à la couverture des coups tordus des services spéciaux de Constantin Melnik. J'ai étudié les dizaines de pages qu'il consacrait à la justification de la torture et au viol des femmes algériennes par les soudards de Bigeard qui, pour lui, "manie aussi bien la plume que l'épée".

Alors que le débat sur cette question fait rage, que la presse consacre des centaines de pages aux exactions de l'armée coloniale, pas un article sur ces intellectuels qui, par leurs mots, autorisaient les hommes de troupe, les hommes de main, à tourner la gégène. Pourquoi ?

J'ai ensuite mis en lumière les liens anciens et actuels unissant Jean-François Steiner, responsable de l'association de défense de Maurice Papon, témoin de la défense au procès de Bordeaux, organisateur de la fuite de l'ex-ministre en Suisse, et, Gilles Perrault, le porte-parole de Ras l'Front. Puis, comme il faut bien toucher le fond, il a été établi que Gilles Perrault s'était présenté aux élections européennes, en 1994, en compagnie de nazis flamands partisans du "Grand Apartheid européen" et du fondateur d'une revue alsacienne publiant des textes négationnistes. Prévenu plusieurs semaines avant le scrutin par des membres de la Ligue Communiste Révolutionnaire, il avait refusé de se retirer.

Aucune de ces enquêtes très précises, basées sur des dizaines de documents, n'a pu être contestée, n'a pu être démentie. J'ai conscience, qu'en écrivant "Le goût de la vérité" aux éditions Verdier, en exposant une grande partie de ces faits sur amnistia.net, d'avoir brisé une des icônes les plus vénérées de l'extrême-gauche. Je ne l'ai pas fait par amour du scandale, mais simplement parce qu'il me semblait inimaginable d'être complice d'une telle ambiguïté, et que je ne saisissais plus quel message pouvait porter Ras l'Front dès lors qu'il tolérait la présence de négationnistes à son immédiate proximité. Quelques années plus tôt, quand sur les décombres du "socialisme réel", naissaient à l'Est une multitude de groupes "rouges-bruns" (dont le plus important crucifia la Yougoslavie) nous étions quelques-uns à pointer les collusions contre-nature entre certains communistes français en jachère et des éléments d'extrême-droite. Il avait fallu beaucoup de temps, déjà, pour que la réalité de cette dérive, de cette obscène alliance des contraires, soit admise.

Ceux qui ne parviennent pas à faire le deuil de leur ami Perrault, tout en sachant pourtant qui ils soutiennent, opposent la rumeur et l'insinuation au travail méthodique d'inventaire que nous avons engagé. On fait courir le bruit que j'aurais dit que Rajsfus serait négationniste, que le responsable d'une radio associative, Guy Dardel, serait pédophile. Puis, comme il est impossible d'apporter le moindre commencement de preuve, on prétend que cela vient de ma compagne. Guy Dardel donne même la date précise de la réunion au cours de laquelle elle aurait dérapé. Personne ne prend la peine de vérifier. La rumeur enfle, relayée par de multiples fax de Gérard Delteil. On s'apercevra plus tard que ma compagne n'était pas présente à cette réunion, et que celui qui a rapporté ce qu'elle n'avait pas dit n'était pas là lui non plus! Mais il en faut davantage pour décourager les calomniateurs. Thierry Jonquet, dont les dérives sécuritaires ont été pointées par de multiples critiques, fait parvenir des dizaines et des dizaines de messages diffamatoires, insultants, à la rédaction d'amnistia.net et desquels il devra répondre. Des menaces de mort à mon encontre sont publiées sur le site de Marc-Édouard Nabe. Quelques temps plus tôt, Maurice Rajsfus avait essayé de faire publier par les éditions de l'Esprit Frappeur un texte préfigurant le commando de procureurs de la Bastille, et dans lequel j'étais kidnappé, séquestré dans une cave et forcé, par mes prétendues "victimes", à avouer mes fautes.

Force est de constater qu'aucune de nos enquêtes n'a jamais été contestée sur le fond, qu'aucun des documents que nous publions n'a été récusé par nos adversaires. Notre patient travail mené sur les dérives d'une frange de l'ultra-gauche et sa jonction avec la mouvance d'extrême-droite a porté ses fruits. Grâce à nos articles, après vingt années d'impunité, le "faux libertaire" Serge Thion a été révoqué du CNRS en raison de son activisme négationniste. A Lyon, on annule les diplômes falsifiés accordés par des professeurs de gauche, au-dessus de tout soupçon, à des militants néo-nazis. Ce n'est vraiment pas, hélas, de roman qu'il s'agit mais de la réalité.

On peut bien nous accuser de "catastrophisme". Le mois dernier, dans la torpeur pré-estivale, l'Italie s'est dotée d'un gouvernement dans lequel les Charles Millon locaux, les Carl Lang du cru, les Bruno Mégret régionaux, se sont fait leur place.

Nous ne nous tairons pas. Nous n'accepterons pas l'indifférence.


Extrait du site <amnistia.net>.


Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com

Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:

http://www.stvscnrs.greatnow.com

http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad

http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou

et celui qui a survécu aux bourrasques:

http://abbc.com/totus/cnrs/index.html

A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.

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