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original sur <www.amnisitia.net>
Il ne sera pas répondu point par point à ce tissu
de bêtises et de mensonges. S.T.
Mercredi 17 mai 2000
Dans l'article intitulé "Le négationniste habite au Cnrs" (voir notre édition du 13.04.2000), Amnistia apportait les preuves que le principal assassin de la mémoire français, le chercheur Serge Thion, utilisait les moyens mis à sa disposition par l'institution scientifique pour mener un combat déterminé, sur Internet, contre la réalité de l'existence des chambres à gaz, pour diffuser des textes antisémites. Le journal "L'Humanité" du 30 avril a repris nos informations, et quelques jours plus tard, le Mrap a fait de même, publiant un communiqué dans lequel il est demandé avec force au Cnrs de prendre toutes les dispositions pour qu'il soit mis un terme au scandale de l'utilisation de son label pour couvrir l'activisme raciste de Serge Thion. Nous savons que le premier ministre Lionel Jospin, violemment attaqué dans une récente diatribe (voir "Des caillasses pour sa gueule") a transmis le dossier qui lui a été adressé par d'autres organisations, à Roger-Gérard Schwartzenberg, le nouveau ministre de la Recherche.
Jusqu'aujourd'hui, la réponse du Cnrs consiste en un silence pesant. Il semble bien que Thion bénéficie encore de protections très haut placées, et que certaines éminentes personnalités qu'il a été amené à croiser, dans les années soixante, avant son adhésion à la secte des chiffonniers de l'Histoire, persistent à mettre discrètement leur renommée à son service.
Pour tenter de brouiller les cartes, Serge Thion prétend qu'il n'a rien à voir avec le principal vecteur antisémite et xénophobe présent sur Internet et intitulé "aaargh", initiales de "l'association des anciens amateurs de récits de guerre et d'holocauste"! A la direction du Cnrs, on fait semblant de croire à cette fiction. Pourtant, les preuves de ce nouveau mensonge abondent.
Ainsi, dans notre premier article, nous avions publié la Une du numéro de 1995 de "Global Patelin", une revue de presse internet dont l'adresse électronique était celle de la Maison des Sciences de l'Homme. Cinq ans plus tard, dans sa page d'actualités du mois d'avril 2000, le site négationniste "aaargh" se réclame de... "Global Patelin", la feuille de Serge Thion domiciliée directement chez lui, à Chalô-Saint-Mars. Une consultation de l'annuaire de Yahoo donne trois adresses e-mail pour Serge Thion, celle de la Maison des Sciences de l'Homme qui héberge des laboratoires du Cnrs (thion@msh-paris.fr) ainsi que "tempus@speedy.grolier.fr" et "tempus@club-internet.fr". Cette dernière n'est autre que l'adresse du "Temps Irréparable" et de "Global Patelin" où l'on trouve aussi bien la prose de Thion que celles des Faurisson, Garaudy ou Pierre Guillaume. En fait ce "sociologue", rétribué par l'état, ne met pratiquement jamais les pieds dans son lieu de travail. Il consacre tout son temps à écrire des textes tombant sous le coup de la loi dans les organes qu'il a créés, "Le Temps Irréparable", "Global Patelin", "La Gazette du Golfe et des banlieues" et qu'il fait circuler en exploitant l'internet à travers le site "aaargh", et sur ceux de ses complices, "abbc", "radio islam". Les mêmes textes sont ensuite repris par tout ce que la toile compte de propagandistes d'extrême-droite comme "Zundel", "Graf", "Recht+Freiheit" etc...
Afin de profiter du vide juridique du web, et bénéficier de la législation américaine, ces sites vont se dissimuler sous pavillon de complaisance, aux États-Unis, de la même manière que les pétroliers pourris battent pavillon panaméen ou libérien. La maison-mère, "Codoh", est une énorme machine au service des pires extrémistes, et elle diffuse tous les textes en sa possession en une quinzaine de langues. La traduction est assurée par le moteur de recherche "AltaVista" qui accepte qu'on fasse sa publicité au milieu des hurlements de mort de ces antisémites et xénophobes. En faisant l'inventaire de ce que Serge Thion met en ligne internationale grâce à "Codoh", on s'aperçoit qu'il n'hésite pas à pirater des articles, des essais, à ses adversaires les plus déterminés afin de tenter de les discréditer. Ainsi, au mépris de toutes les lois, y compris américaines, des textes volés sur Amnistia, dans "Mauvais Temps", dans "L'Humanité" sont diffusés par Serge Thion sur son site de prédilection "aaargh".
Le scandale de la présence
payée d'un négationniste, d'un antisémite,
d'un pilleur, au Cnrs doit cesser. La responsabilité de
la directrice, madame Catherine Bréchignac est, à
compter d'aujourd'hui, directement engagée.
Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com
Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:
http://www.stvscnrs.greatnow.com
http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad
http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou
et celui qui a survécu aux bourrasques:
http://abbc.com/totus/cnrs/index.html
A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.
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