Les passages coupés par Le Monde sont entre crochets. Les mots rajoutés sont en italique. Les suppressions de fins de paragraphe sont signalées par [-->].
Vous dites que mon dossier "entachait depuis longtemps l'image" du CNRS. [En réalité,] mes activités de chercheur spécialisé dans les questions indochinoises ont mérité le satisfecit de tous les rapporteurs qui ont eu à rendre compte de mon travail, depuis 30 ans, à la commission de sociologie. Ce que j'écris en dehors du laboratoire relève, éventuellement, de la justice. Or, je n'ai jamais été poursuivi. [-->] Vous dites que j'étais considéré "ces derniers temps, par l'administration comme sans affectation". En réalité, l'administration a dissous, [deux ans avant la date normale,] prématurément le laboratoire où je travaillais et qui ne voulait pas m'exclure, et a refusé d'entériner mon accueil dans un autre laboratoire, accueil pourtant accepté par la commission [36] dont je dépendais. [Ceci montre sa préméditation.]
[Vous affirmez que "dès son entrée au CNRS, il incarne les dérives idéologiques d'une frange de l'ultra-gauche". Or] je suis entré au CNRS en 1971. Mes positions politiques étaient connues. [Mes positions politiques] Elles sont demeurées constantes. L'idée de ["dérive"] dérives idéologiques est sans fondement. [-->] Vous dites: "Il met en avant, devant la justice, sa qualité de chercheur au CNRS". C'est inexact. Le président du tribunal, en 1981, m'a demandé de décliner, en tant que témoin, mon identité et ma profession.
Vous dites: "il prend la défense du régime Pol Pot". C'est très exactement le contraire de la vérité. J'ai été l'un des premiers à qualifier ce régime de "barbare". J'ai dû vaincre une énorme résistance dans la rédaction [du journal] de Libération, pour parvenir à publier un compte rendu du livre du père Ponchaud, le 7 mars 1977. [Qui dit mieux?] [-->] Je continue néanmoins à penser que le terme de "génocide" ne s'applique pas aux massacres de masse qui ont eu lieu au Cambodge. [J'avais commencé ma phrase par ceci: "Si les mots ont un sens..."] [-->] L'affirmation selon laquelle j'aurais "alimenté" un site Internet "en textes antisémites" est une calomnie [pure]. Je n'ai évidemment jamais écrit de tels textes.
Vous citez [une phrase d']un communiqué du MRAP qui me reproche "l'utilisation de matériel " du CNRS. Le CNRS ne m'a jamais fourni le moindre matériel. J'ajoute que si le MRAP avait des preuves de tout ce qu'il avance, il aurait dû me poursuivre devant les tribunaux, ce qu'il s'est abstenu de faire.
Vous mentionnez la commission d'enquête dirigée par M. Bédarida sans dire que cette commission ne m'a jamais entendu. [Vous remarquez que les] Ses conclusions n'ont pas été rendues publiques. [Je dois donc vous dire que] je les ai rendues publiques moi-même, en y ajoutant les commentaires qui me semblent s'imposer, sur un site Internet créé à cet effet, <http://perso.wanadoo.fr/cnrsvsst> [L'ensemble du dossier de ma révocation s'y trouve et vous pouvez le consulter. ]
Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com
Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:
http://www.stvscnrs.greatnow.com
http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad
http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou
et celui qui a survécu aux bourrasques:
http://abbc.com/totus/cnrs/index.html
A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.
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