Reçu le 22 JUIL.1999
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PREMIER COMMENTAIRE: CETTE ENQUÊTE EST RESTÉE SECRÈTE
JUSQU'À LA FIN. AUCUNE QUESTION NE M'A ÉTÉ
POSÉE, MÊME PAR ÉCRIT. ELLE A INSTRUIT UNIQUEMENT
À CHARGE. ELLE A ÉTÉ PLACÉE SOUS LA
DIRECTION D'UN HOMME AVEC QUI J'AI POLÉMIQUÉ DANS
LE PASSÉ ET QUI PREND ICI SA REVANCHE. JE CONTESTE SON
IMPARTIALITÉ ET JE RÉCLAME L'ANNULATION DE L'ENQUÊTE
POUR DÉFAUT D'OBJECTIVITÉ.
1/ LA COMMISSION D'ENQUÊTE : RAISONS, OBJECTIFS, CONTRAINTES
Depuis qu'elle a été formée et mise en place
fin mars 1999, la Commission s'est attachée à élucider
le cas complexe d'un chercheur du CNRS, Serge Thion, spécialiste
de l'Asie du Sud-Est, qui consacre le plus clair de son temps
à diffuser sur Internet des thèses négationnistes.
COMMENTAIRE: PREMIÈRE AFFIRMATION ENTIÈREMENT
GRATUITE, QUE JE CONTESTE ABSOLUMENT.
Le COMETS dont le mandat s'est achevé il y a peu s'était
déjà préoccupé du problème
et le COMETS actuel est revenu sur l'affaire, d'autant que deux
commissions du Comité national avaient attiré l'attention
de la direction générale du CNRS sur cette affaire
préoccupante.
COMMENTAIRE: EN RÉALITÉ, UNE SECTION (19) A VOTÉ
UNE MOTION INSPIRÉE PAR GÉRARD PANCZER, MILITANT
IDÉOLOGIQUE. CETTE MOTION, TRANSMISE À LA SECTION
36 -- DONT JE DÉPENDS -- A PROVOQUÉ UNE AUTRE MOTION.
IL EST À NOTER QUE LES MEMBRES DE CETTE SECTION 36 NE CONSERVENT
AUCUN SOUVENIR D'AVOIR VOTÉ UNE TELLE MOTION. MON RAPPORTEUR
L'IGNORAIT TOTALEMENT. IL EST DONC POSSIBLE QUE CETTE MOTION AIT
ÉTÉ RAJOUTÉE APRÈS LA RÉUNION
DANS LA PROCÈS-VERBAL. CE POINT MÉRITERAIT D'ÊTRE
ÉCLAIRÉ, SI UNE ENQUÊTE SÉRIEUSE ÉTAIT
DILIGENTÉE.
D'où la constitution d'une Commission d'enquête,
présidée par François Bédarida, et
composée de Jean-Pierre Vernant (philosophe et historien),
de Jacques Maitre (sociologue) et de trois juristes (Domnique
Breillat, Evelyne Serverin, Isabelle de Lamberterie - celle-ci
représentant aussi le COMETS).
Dès sa première réunion,
la commission, consciente de sa responsabilité, a considéré
que non seulement le CNRS ne devait pas demeurer passif devant
cette situation, mais qu'il fallait sans hésitation intervenir.
En effet, c'est l'institution même qui est ici engagée.
COMMENTAIRE: IL EST DIFFICILE DE CROIRE QUE TOUTES AFFAIRES CESSANTE, LE CNRS DEVAIT CESSER DE "DEMEURER PASSIF" ALORS QUE CETTE SITUATION PERDURAIT DEPUIS 18 ANS, JE DIS BIEN DIX-HUIT ANS...
Mais trois pièges sont immédiatement apparus :
a) Le danger de délit d'opinion. D'une part, le principe
du CNRS est celui de la liberté de la recherche sans que
prévale la moindre orthodoxie. D'autre part, on ne peut
soutenir n'importe quoi. C'est un fait qu'il existe des
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contre-vérités scientifiques
(par exemple dans le cas qui est le nôtre soutenir que Hitler
n'a pas existé ou que le massacre d'Oradour n'a jamais
eu lieu).
COMMENTAIRE: IL N'EST AUCUNEMENT QUESTION DE LA "LIBERTÉ
DE RECHERCHE". MON DOMAINE DE RECHERCHE PROFESSIONNEL EST
L'INDOCHINE. IL Y A CERTES EU ET IL PEUT ENCORE Y AVOIR DES DÉBATS
VIOLENTS, MAIS LA LIBERTÉ DE RECHERCHE ME PARAÎT,
DANS CE CHAMP PRÉCIS, ASSURÉE.
LES EXEMPLES CHOISIS PLUS HAUT SONT D'UNE CONSTERNANTE PUÉRILITÉ:
PERSONNE N'A SOUTENU QUE HITLER OU LE MASSACRE D'ORADOUR N'AVAIENT
PAS EXISTÉ. D'UNE MANIÈRE GÉNÉRALE,
UNE CONTRE-VÉRITÉ SCIENTIFIQUE SURVIT AUSSI LONGTEMPS
QUE L'ON N'A PAS DÉMONTRÉ SON INANITÉ; UN
EXEMPLE? LE PHLOGISTIQUE.
De surcroît en ce qui concerne
l'utilisation d'Internet, il convient de distinguer entre un moyen
de communication entre chercheurs en vue du progrès de
la recherche et une utilisation de la Toile pour propagation
de vues personnelles et propagande idéologique.
COMMENTAIRE: INTERNET A BEAUCOUP PLUS D'UTILISATIONS QUE L'ALTERNATIVE BÉBÊTE QUI NOUS EST ICI PROPOSÉE. MAIS COMME ON LE VERRA M. BÉDARIDA IGNORE TOUT D'INTERNET ET PROBABLEMENT DES ORDINATEURS AUSSI.
b) On doit étre attentif, en ce qui concerne les négationnistes, à ce qu'ils ne s'attribuent pas la palme du martyre, car on est très prompt dans ces milieux à crier à la persécution et à prétendre que les «historiens officiels", détenteurs d'une "vérité d'Etat", empéchent les esprits libres de s'exprimer et les condamnent à une forme de clandestinité (d'où le terme de samizdat abondamment employé)
COMMENTAIRE: IL EST CURIEUX DE VOIR, AU MOMENT Où IL
S'ENGAGE DANS UNE PROCÉDURE INQUISITORIALE QUE LE PROMOTEUR
DE CETTE INQUISITION REPROCHE À LA VICTIME DE S'EN DIRE
VICTIME.
c) Il faut aussi prendre garde au fait que les négationnistes
sont férus de procédures judiciaires, qu'ils sont
devenus des champions en ce domaine (encore récemment un
tribunal a dégagé Faurisson de responsabilité
d'un site AAARGH). Il convient donc de ne s'engager dans une action
- bien souvent nécessaire - qu'à bon escient et
avec toutes les garanties juridiques voulues.
COMMENTAIRE: C'EST LA SAGESSE MÊME MAIS SONT-CE LES PRÉTENDUS
NÉGATIONNISTES QUI ENGAGENT DES PROCÉDURE JUDICIAIRES
? QUI A DÉCLARÉ DANS LES JOURNAUX QU'IL ALLAIT SAISIR
LE PROCUREUR? EST-CE SERGE THION OU LE CNRS ?
2 /SERGE THION CHERCHEUR CNRS
En ce qui concerne l'activtlé de S.Thion comme chercheur CNRS (où il est entré en 1971), l'exarnen minutieux de son dossier depuis cette date (rapports d'activité, publications, évaluations du Comité national) fait apparaître une cloison étanche entre son travail de recherche et ses activités de propagandiste des thèses négationnistes (activité qui a commencé en 1979, lorsqu'a éclaté l'affaire Faurisson). Nulle part, dans aucun domment du CNRS, il n'est fait allusion à cette "double vie". S.Thion apparaît comme un chercheur sérieux, compétent, un bon expert de l'Asie du Sud-Est reconnu au plan international. Tout le reste est officiellement ignoré.
COMMENTAIRE: LE TERME "OFFICIELLEMENT IGNORÉ" DEMANDE UN ÉCLAIRCISSEMENT. J'AI ÉCRIT MON PREMIER (ET EXÉCRABLE) ARTICLE POLITIQUE EN 1959. J'AVAIS 17 ANS. JE N'AI JAMAIS CESSÉ DEPUIS. LA COMMISSION DU CNRS QUI M'A ÉLU EN 1970 NE L'IGNORAIT ÉVIDEMMENT PAS. M. VERNANT EN FAISAIT PARTIE ET JE SAIS QU'IL A VOTÉ POUR MOI. J'ÉTAIS D'EXTRÊME-GAUCHE, À L'ÉPOQUE C'ÉTAIT PLUTÔT BIEN VU. LE SEUL QUI SE SOIT OPPOSÉ À MON ÉLECTION ÉTAIT CELUI QUI ME CONNAISSAIT LE MIEUX, À CAUSE DE RELATIONS PERSONNELLES ET AUSSI DU FAIT QUE J'AVAIS ÉTÉ SON ÉTUDIANT: RAYMOND ARON. IL ME TROUVAIT BEAUCOUP TROP "POLITIQUE" ET SURTOUT IL N'AIMAIT PAS MA POLITIQUE. MAIS IL ÉTAIT BIEN ÉVIDENT QUE JE N'ALLAIS PAS MÉLANGER MES ACTIVITÉS DE CHERCHEUR PROFESSIONNEL ET MES ACTIVITÉS CIVIQUES QUI INCLUAIENT DES ÉCRITS, DES RECHERCHES (AUTRES), DES RENCONTRES, DES PUBLICATIONS, ETC., RÉALISÉS DANS LE TEMPS LIBRE QUE ME LAISSAIT LA RECHERCHE PROFESSIONNELLE. TOUS LES CHERCHEURS CONNAISSENT CELA ET ILS TROUVENT DES AJUSTEMENTS INDIVIDUELS, PRAGMATIQUES, À L'ORGANISATION DE LEUR VIE ET DE LEUR CERVELLE. L'ÉTONNEMENT DE M. BÉDARIDA EST PROBABLEMENT FEINT.
Il y a lieu cependant de noter des infléchissements d'attitude à partir du milieu des années 80 et un tarissement très marqué des publlications dans les années 90 : ainsi certaines qui sont annoncées depuis deux à trois ans n'ont jamais paru.
COMMENTAIRE: CET "INFLÉCHISSEMENT" EST UNE
VUE DE L'ESPRIT QUE LA LECTURE DES RAPPORTS NE SOUTIENT NULLEMENT.
LE FAIT QUE J'AI MOINS PUBLIÉ DEPUIS QUELQUES TEMPS A ÉTÉ
EXPLIQUÉ DANS LE CONTEXTE DE MA RECHERCHE. LE FAIT QUE
DES ACTES DE COLLOQUES TARDENT À ÊTRE PUBLIÉS
EST UN FAIT BANAL, CONNU DE TOUS LES CHERCHEURS, ET QUI EST ICI
DÉTOURNÉ DE SON SENS VÉRITABLE. LES FORMULES
DE M. BÉDARIDA TÉMOIGNENT ICI D'UNE VIVE ANIMOSITÉ.
Par ailleurs ce spécialiste de du Cambodge et de l'Asie
du Sud-Est a sans explication opéré un virage marqué
dans son domaine de recherche - virage qui a coïncidé
avec son rattachement en 1995 au CACSPI (Centre
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d'Anthropologie de la Chine du Sud et
de la Péninsule Indochinoise), sous la direction de M.
Lemoine, puisque les trois lignes de recherche annoncées
depuis lors par S.Thion dans ses rapports au CNRS sont intitulées
- recherches sur les structures anthropologiques de l'imaginaire
religieux: le devenir des morts et la reproduction sociale (thème
dont Thion annonce qu'il est responsable dans son laboratoire)
- émergence et rêsurgence des sytèmes politiques
- système et mécanismes de l'identité ethnique
et/ou culturelle
COMMENTAIRE: LA MAUVAISE FOI EST ENCORE ICI À L'OEUVRE.
LES THÈMES MENTIONNÉS PLUS HAUT ÉTAIENT DES
THÈMES DE RECHERCHES COLLECTIFS, IMPLIQUANT TOUS LES MEMBRES
DU CACSPI ET D'AUTRES CHERCHEURS ISSUS D'AUTRES FORMATIONS. IL
NE S'AGIT NULLEMENT D'UN TOURNANT, MAIS DE MA PARTICIPATION À
DES TRAVAUX D'ANTHROPOLOGIE COLLECTIFS, DÉCIDÉS,
POUR LA PLUPART, AVANT MON ARRIVÉE DANS L'ÉQUIPE.
Point important à noter
: une motion d'une section du comité national fait allusion
au fait que Thion aurait nié le génocide cambodgien.
En fait, il n'en est rien. Il faut donc complètement abandonner
cette accusation erronée.
COMMENTAIRE: CELA N'EMPÊCHE
PAS MON PRINCIPAL ACCUSATEUR PUBLIC, LE FOUQUIER-TINVILLE DE LA
MINÉRALOGIE, GÉRARD PANCZER, TRÈS UTILISÉ
PAR M. BÉDARIDA, DE REPRODUIRE PARTOUT CETTE ACCUSATION
STUPIDE.
En revanche, sous l'intitulé AAARGH (Association des
Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste).
S.Thion diffuse régulièrement et en quantité
sur Internet un flot de littérature négationniste,
niant en particulier l'existence des chambres à gaz. La
Commission a pris connaissance de pages et de pages de cette propagande,
aussi acharnée que répétitive, déversée
sur le site AAARGH.
COMMENTAIRE: C'EST LE COEUR DE
L'ACCUSATION LANCÉE CONTRE MOI. LE FAIT QU'UN SITE (EN
RÉALITÉ DE NOMBREUX SITES) DIFFUSE MES TEXTES SUR
INTERNET (OU UNE PARTIE DE MES TEXTES, EN TOUT CAS) EST TENU POUR
ÉQUIVALENT À "SERGE THION DIFFUSE...".
C'EST ABSURDE. UN SITE A UN RESPONSABLE. C'EST À LUI QU'IL
FAUT D'ADRESSER. CINQ MINUTES SUR INTERNET MONTRERONT À
N'IMPORTE QUI QUE LE RESPONSABLE DU SITE AAARGH N'EST PAS MOI.
CEUX QUI AFFIRMENT LE CONTRAIRE SONT PRIÉS D'APPORTER DES
PREUVES.
3/ LES RECOURS JURIDIQUES
Après examen approfondi par la Commission, il ressort que
les voies de recours devant la justice sont seulement au nombre
de deux.
COMMENTAIRE: IL CONVIENT DE RAPPELER ICI QUE M. BÉDARIDA,
À CE STADE DE SON ENQUÊTE, N'A PROUVÉ QU'UNE
SEULE CHOSE: DES TEXTES, PROBABLEMENT ÉCRITS PAR SERGE
THION (PROBABLEMENT CAR IL FAUDRAIT VÉRIFIER S'ILS CONCORDENT
AVEC LES ÉCRITS PUBLIÉS) SE TROUVENT SUR INTERNET.
CETTE FORMIDABLE RÉVÉLATION NE NÉCESSITAIT
SANS DOUTE PAS UNE ENQUÊTE SECRÊTE INCLUANT DES PROFESSEURS
AU COLLÈGE DE FRANCE!!!
1/La loi Gayssot
Les infractions à caractère raciste, ou antisémites, condamnées par la loi Gayssot de 1990 sont insérées dans la loi 29 juillet 1881 sur la presse. En l'espèce, les infractions susceptibles d'être poursuivies sont la contestation de crimes contre l'humanité (art. 24 bis) ou la diffamation raciste (art.32).
COMMENTAIRE: LES TROIS JURISTES DE LA COMMISSION BÉDARIDA ONT MAL RENSEIGNÉ LEUR PRÉSIDENT. LA LOI GAYSSOT RÉPRIME LA CONTESTATION DE CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ LORSQU'ILS ONT ÉTÉ CONDAMNÉS PAR DES TRIBUNAUX INTERNATIONAUX, EN L'OCCURRENCE CELUI DE NUREMBERG. CETTE IMPRÉCISION DONNE À PENSER QUE LES JURISTES DE LA COMMISSION BÉDARIDA NE CONNAISSENT CE DOMAINE DU DROIT QUE DE FAçON TRÈS SOMMAIRE.
Mais trois restrictions sont à apporter:
a) Régime spécial de prescription des faits : en vertu de la loi de 1881 les écrits négationnistes ne sont passibles de poursuites pénales que dans les trois mois suivant leur parution. Dans le cas d'Internet le départ de la prescription est le jour où l'article est mis en ligne.
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b) Modalité de la preuve de l'infraction.
Par exemple on peut faire constater par huissier la diffusion
au public par le biais du site Web des écrits négationnistes
et/ou diffamatoires. Mais il faut en même temps prouver
l'identité de l'auteur.
COMMENTAIRE: LE RAPPORTEUR MET
LE DOIGT SUR CE POINT CRUCIAL, SANS Y INSISTER; POURTANT, TOUT
AU LONG DE SES TRAVAUX, LA COMMISSION NÉGLIGERA D'APPORTER
LE PREUVE DE L'IDENTITÉ DE L'AUTEUR DES PROPOS QU'ELLE
FUSTIGE. AUX YEUX DU JURISTE, CETTE GRAVE LACUNE INVALIDE LA TOTALITÉ
DES TRAVAUX DE CETTE COMMISSION.
c) Seules certaines associations sont habilitées à
introduire une action en justice en invoquant la loi Gayssot :
par exemple la FNDIRP, l'UNADIF, la Fondation pour la Mémoire
de la Déportation, mais non la LICRA.
COMMENTAIRE: LA COMMISSION EST TRÈS MAL RENSEIGNÉE.
SI ELLE AVAIT PRIS LA PEINE DE SE RENSEIGNER DANS LES MILIEUX
JUDICIAIRES, ELLE N' ÉCRIRAIT-PAS UNE TELE CONTRE-VÉRITÉ.
Autre association habilitée : la ligue des Droits de l'Homme.
La Commission exprime sa préférence pour l'appel
éventuel à cette dernière organisation.
COMMLENTAIRE: ON VOUDRAIT SAVOIR CE QUI DANS LES STATUTS DU
CNRS POURRAIT JUSTIFIER D'AVOIR À PERSÉCUTER UN
DE SES PROPRES CHERCHEURS PAR LE RECOURS À UNE ASSOCIATION
PRIVÉE, DE NATURE ÉMINEMENT POLITIQUE. LA COMMISSION
N'EST-ELLE PAS EN TRAIN DE VERSER DANS UN CERTAIN DÉLIRE
?
La Commission constate donc que dans l'affaire Thion le recours
à la loi Gayssot se heurte à de sérieux obstacles.
COMMENTAIRE: LA COMMISSION, DANS UNE SORTE D'ENTHOUSIASME JUVÉNILE,
CROYAIT DONC QU'IL ÉTAIT FACILE DE BRANDIR LA LOI GAYSSOT
ET S'APERçOIT QU'IL Y A "DE SÉRIEUX OBSTACLES".
ON VA VOIR PAR LA SUITE QU'ELLE VA CHERCHER À CONTOURNER
CES OBSTACLES ET À FAIRE DES PROCÈS, COÛTE
QUE COÛTE.
2/ La loi du 13 juillet 1983 portant
droits et obligations des fonctionnaires
Le problème relève ici d'abord du CNRS et sera examiné
en détail plus loin.
4/ LE DOCUMENT "LES INFORTUNES DE LA VIE PARISIENNE"
En mars 1999, un document diffusé par S. Thion sur son
site Web AAARGH, sous le titre "Les infortunes de la vie
parisienne", a apporté un fait nouveau dans le processus
en cours : il s'agit d'une attaque personnelle, d'une rare bassesse,
contre une chercheuse du CNRS, Nadine Fresco, que l'auteur tente
d'atteindre jusque dans sa vie privée.
En outre, un passage de ce document vise directement le CNRS,
accusé d'être un organisme dépourvu de valeur
scientifique et dont le recrutement s'opère par copinage.
Devant ce document, habilement présenté sans dire
que S. Thion en est l'auteur, mais diffusé sur son site
Web, avec le même style et le même type d'argument
que le reste de sa littérature négationniste, la
Commission considère
-- qu'il serait souhaitable d'introduire une action pour "atteinte
à l'honneur" et à la vie privée (pour
la diffamation c'est trop tard), car ici la prescription est fixée
à un an. Mais seule Nadine Fresco peut intenter
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une telle action (mêm si le CNRS
l'appuie), et jusqu'ici elle s'y est refusée. Or, sans
son accord, le CNRS ne peut rien faire.
COMMENTAIRE: AU POINT Où NOUS NE SOMMES, LES PRESCRIPTIONS
ÔTENT À CES PROPOS TOUT OBJET. ON REMARQUERA NÉANMOINS
QUE MME FRESCO S'EST REFUSÉE À TOUTE ACTION. ELLE
SAIT CERTAINEMENT POURQUOI MAIS M. BÉDARIDA, LUI, L'IGNORE.
IL N'EST PAS MÊME EN MESURE DE COMPRENDRE LE TEXTE QU'IL
CHERCHE À INCRIMINER. IL NE L'A D'AILLEURS PAS SOUS LES
YEUX ET PARLE PAR OUI-DIRE. SINON, IL NE POURRAIT PAS AFFIRMER
QUE CE TEXTE EST "PRÉSENTÉ SANS DIRE QUE S.
THION EST L'AUTEUR" ALORS MÊME QU'IL EST PRÉSENTÉ
SUR INTERNET COMME AYANT S. THION COMME AUTEUR; IL EST SIGNÉ.
ET M. BÉDARIDA FAIT LE MALIN EN DONNANT À CROIRE
QU'IL A IDENTIFIÉ L'AUTEUR PAR LE STYLE ET LE TYPE D'ARGUMENT.
C'EST LÀ PURE PRÉTENTION CAR, JE LE RÉPÈTE,
LE TEXTE ÉTAIT SIGNÉ.
-- le CNRS pourrait invoquer le devoir de réserve s'imposant
à tous les fonctionnaires de l'Etat, d'autant qu'il y a
là un passage mettant en cause le CNRS lui-même.
mais dans la mesure où le devoir de réserve a été
singulièrement limité en ce qui concerne les professeurs
de l'enseignement supérieur, est-ce que cela ne s'applique
pas aux chercheurs du CNRS ?
COMMENTAIRE: CES CONSIDÉRATIONS OISEUSES MONTRENT QUE
M. BÉDARIDA EST OBSÉDÉ PAR SON DÉSIR
D'IMPOSER DES SANCTIONS.
En revanche, deux autres pistes pourraient être explorées:
a) En vertu de la loi du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations
des fonctionnaires, l'article 11, modifié par la loi du
16 décembre 1996, indique qie "Les fonctionnaires
bénéficient, à l'occasion de leurs fonctions,
d'une protection organisée par la collectivité locale
dont ils dépendent, conformément aux règles
fixées par le code pénal et les lois spéciales".
Et le même article ajoute : la collectivité publique
dispose "d'une action directe qu'elle peut exercer au besoin
par voie de constitution de partie civile devant la juridiction
pénale".
COMMENTAIRE: JE SUIS RECONNAISSANT À M. BÉDARIDA
DE SOULEVER CE POINT. EN EFFET, SUBISSANT LES AVALANCHES DE CALOMNIES
D'UNE CERTAINE PRESSE, JE ME DEMANDE POURQUOI JE N'AI PAS BÉNÉFICIÉ
D'UNE PROTECTION DE LA COLLECTIVITÉ DONT JE DÉPENDS.
JE SUIS OBLIGÉ DE CONSTATER QUE NON SEULEMENT LE CNRS NE
PROTÈGE PAS SES CHERCHEURS MAIS QU'IL PARTICIPE À
LA PERSÉCUTION LANCÉE PAR DES IDÉOLOGUES
ET DES JOURNALISTES. J'EN VIENS À ME DEMANDER SI JE NE
POURRAIS PAS POURSUIVRE MOI-MÊME LE CNRS POUR DÉFAUT
DE CETTE PROTECTION ÉVOQUÉE PAR LES REMARQUES FAITES
À PROPOS PAR M. BÉDARIDA.
b/D'autre part et dans un domaine tout différent, étant
donné que S. Thion n'a rien produit depuis des années,
n'y a-t-il pas là un cas d'insuffisance professionnelles?
Ici l'argument doit être manié avec prudence, car
chacun sait que les chercheurs improductifs au CNRS ne font pas
défaut. Mais en ce qui concerne Serge Thion, ne peut-on
montrer que ses activités négationnistes en fait
accaparent l'essentiel de son ctivité de chercheur payé
par le CNRS.
COMMENTAIRE:
M. BÉDARIDA VEUT-IL FAIRE
LA POLICE DU CNRS? A-T-IL ÉTÉ LUI MÊME UN
CHERCHEUR SI PRODUCTIF ? ON VOIT QUE L'ARGUMENT NE LUI VIENT QUE
PARCE QUE SUR LE PLAN JUDICIAIRE IL SE TROUVE, COMME LA CIGALE
DE LA FABLE, FORT DÉPOURVU. PAS LE MOINDRE VERMISSEAU.
De toute façon, dans l'immédiat, comme le dossier
Thion va être examiné lors de la session d'automne
du Comité national, la Commission d'enquête recommande
que le président de la Commission chrgée de suivre
le dossier Thion somme ce chercheur de présenter au bureau
de la Cimmission [sic] les ouvrages qu'il annonce en permanence
et éventuellement telle ou telle publication scientifique
dont il pourrait faire état. D'autant qu'étant donné
certains textes publiés par Thion sur Internet, il n'y
a aucune ligne de séparation entre sa position de chercheur
et ses positions négationnistes qui semblent prendre de
plus en plus la place du travail scientifique pour lequel il est
rétribué par le CNRS.
COMMENTAIRE: C'EST BIEN CE QUI EST ARRIVÉ. LE PRÉSIDENT
DE LA COMMISSION 36 M'A DEMANDÉ DE LUI COMMUNIQUER MES
ÉCRITS, CE QUE J'AI FAIT. IL A RENDU UN RAPPORT AUQUEL
ON VERRA PLUS LOIN QUE M. BÉDARIDA N'HÉSITE PAS
À AJOUTER DES PHRASES DE SON CRU POUR LUI FAIRE DIRE LE
CONTRAIRE DE CE QU'IL DIT. VOIR PLUS LOIN.
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Reste une question qui dépasse
de loin le cas Thion : un chercheur du CNRS a-t-il le droit de
se prévaloir de son appartenance AU CNRS pour intervenir
dans un domaine étranger à ses compétences
scientifiques ? La Commission d'enquête livre à la
réflexion du COMETS cette epineuse interrogation.
COMMENTAIRE:
ON VOIT TOUS LES JOURS DES ARTICLES
ET DES PÉTITIONS SIGNÉES DE CHERCHEURS DU CNRS ET
QUI NE RELÈVENT PAS DE LEURS COMPÉTENCES AU SENS
ÉTROITEMENT PROFESSIONNEL DU TERME. L'INTERROGATION DE
M. BÉDARIDA PARAÎT DONC PUREMENT RHÉTORIQUE.
MAIS J'INSISTERAI ICI POUR DIRE QUE JE NE ME SUIS JAMAIS "PRÉVALU"
DE MON APPARTENANCE AU CNRS, CE QUE M. BÉDARIDA RECONNAÎT,
FINALEMENT, DANS SON TROISIÈME ET ULTIME RAPPORT. POUR
LA SIMPLE RAISON QUE L'APPARTENANCE AU CNRS N'EST PAS, À
MES YEUX, UNE GARANTIE DE VÉRITÉ ET DE JUSTESSE.
IL S'AGIT BIEN PLUTÔT D'UNE VANITÉ SOCIALE DONT JE
SUIS ASSEZ DÉPOURVU.
EN GUISE DE CONCLUSION
On le voit par ce rapport intermédiaire, la Commmission
d'enquête n'a fait que débroussailler le délicat
dossier qui lui était soumis. Indéniablement il
reste beaucoup de pain sur la planche.
Son ambition finale serait de fournir au CNRS, à partir
du cas limite que constitue le cas Thion quelques éléments
de réflexion et guidelines pour pouvoir mieux faire
face à l'avenir, dans ses relations avec les chercheurs,
au double caractère, scientifique et éthique, de
sa mission.
Le Président de la Commission d'enquête
[signé]
François Bédarida
Paris, le 2 juillet 1999
Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com
Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:
http://www.stvscnrs.greatnow.com
http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad
http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou
et celui qui a survécu aux bourrasques:
http://abbc.com/totus/cnrs/index.html
A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.
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