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"CNRS CONTRE SERGE THION"

CRÉÉ LE 19 OCTOBRE 2000

DERNIÈRE MISE À JOUR: 27 10 00

LE PREMIER RAPPORT INTÉRIMAIRE DE LA COMMISSION BÉDARIDA

avec les commentaires de Serge Thion




Reçu le 22 JUIL.1999
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Commission d'enquête sur Serge Thion

Rapport Intermédiaire

10 juillet 1999

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PREMIER COMMENTAIRE
: CETTE ENQUÊTE EST RESTÉE SECRÈTE JUSQU'À LA FIN. AUCUNE QUESTION NE M'A ÉTÉ POSÉE, MÊME PAR ÉCRIT. ELLE A INSTRUIT UNIQUEMENT À CHARGE. ELLE A ÉTÉ PLACÉE SOUS LA DIRECTION D'UN HOMME AVEC QUI J'AI POLÉMIQUÉ DANS LE PASSÉ ET QUI PREND ICI SA REVANCHE. JE CONTESTE SON IMPARTIALITÉ ET JE RÉCLAME L'ANNULATION DE L'ENQUÊTE POUR DÉFAUT D'OBJECTIVITÉ.

1/ LA COMMISSION D'ENQUÊTE : RAISONS, OBJECTIFS, CONTRAINTES

Depuis qu'elle a été formée et mise en place fin mars 1999, la Commission s'est attachée à élucider le cas complexe d'un chercheur du CNRS, Serge Thion, spécialiste de l'Asie du Sud-Est, qui consacre le plus clair de son temps à diffuser sur Internet des thèses négationnistes.

COMMENTAIRE: PREMIÈRE AFFIRMATION ENTIÈREMENT GRATUITE, QUE JE CONTESTE ABSOLUMENT.

Le COMETS dont le mandat s'est achevé il y a peu s'était déjà préoccupé du problème et le COMETS actuel est revenu sur l'affaire, d'autant que deux commissions du Comité national avaient attiré l'attention de la direction générale du CNRS sur cette affaire préoccupante.

COMMENTAIRE: EN RÉALITÉ, UNE SECTION (19) A VOTÉ UNE MOTION INSPIRÉE PAR GÉRARD PANCZER, MILITANT IDÉOLOGIQUE. CETTE MOTION, TRANSMISE À LA SECTION 36 -- DONT JE DÉPENDS -- A PROVOQUÉ UNE AUTRE MOTION. IL EST À NOTER QUE LES MEMBRES DE CETTE SECTION 36 NE CONSERVENT AUCUN SOUVENIR D'AVOIR VOTÉ UNE TELLE MOTION. MON RAPPORTEUR L'IGNORAIT TOTALEMENT. IL EST DONC POSSIBLE QUE CETTE MOTION AIT ÉTÉ RAJOUTÉE APRÈS LA RÉUNION DANS LA PROCÈS-VERBAL. CE POINT MÉRITERAIT D'ÊTRE ÉCLAIRÉ, SI UNE ENQUÊTE SÉRIEUSE ÉTAIT DILIGENTÉE.

D'où la constitution d'une Commission d'enquête, présidée par François Bédarida, et composée de Jean-Pierre Vernant (philosophe et historien), de Jacques Maitre (sociologue) et de trois juristes (Domnique Breillat, Evelyne Serverin, Isabelle de Lamberterie - celle-ci représentant aussi le COMETS).

Dès sa première réunion, la commission, consciente de sa responsabilité, a considéré que non seulement le CNRS ne devait pas demeurer passif devant cette situation, mais qu'il fallait sans hésitation intervenir. En effet, c'est l'institution même qui est ici engagée.

COMMENTAIRE: IL EST DIFFICILE DE CROIRE QUE TOUTES AFFAIRES CESSANTE, LE CNRS DEVAIT CESSER DE "DEMEURER PASSIF" ALORS QUE CETTE SITUATION PERDURAIT DEPUIS 18 ANS, JE DIS BIEN DIX-HUIT ANS...


Mais trois pièges sont immédiatement apparus :

a) Le danger de délit d'opinion. D'une part, le principe du CNRS est celui de la liberté de la recherche sans que prévale la moindre orthodoxie. D'autre part, on ne peut soutenir n'importe quoi. C'est un fait qu'il existe des

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contre-vérités scientifiques (par exemple dans le cas qui est le nôtre soutenir que Hitler n'a pas existé ou que le massacre d'Oradour n'a jamais eu lieu).

COMMENTAIRE: IL N'EST AUCUNEMENT QUESTION DE LA "LIBERTÉ DE RECHERCHE". MON DOMAINE DE RECHERCHE PROFESSIONNEL EST L'INDOCHINE. IL Y A CERTES EU ET IL PEUT ENCORE Y AVOIR DES DÉBATS VIOLENTS, MAIS LA LIBERTÉ DE RECHERCHE ME PARAÎT, DANS CE CHAMP PRÉCIS, ASSURÉE.
LES EXEMPLES CHOISIS PLUS HAUT SONT D'UNE CONSTERNANTE PUÉRILITÉ: PERSONNE N'A SOUTENU QUE HITLER OU LE MASSACRE D'ORADOUR N'AVAIENT PAS EXISTÉ. D'UNE MANIÈRE GÉNÉRALE, UNE CONTRE-VÉRITÉ SCIENTIFIQUE SURVIT AUSSI LONGTEMPS QUE L'ON N'A PAS DÉMONTRÉ SON INANITÉ; UN EXEMPLE? LE PHLOGISTIQUE.

De surcroît en ce qui concerne l'utilisation d'Internet, il convient de distinguer entre un moyen de communication entre chercheurs en vue du progrès de la recherche et une utilisation de la Toile pour propagation de vues personnelles et propagande idéologique.

COMMENTAIRE: INTERNET A BEAUCOUP PLUS D'UTILISATIONS QUE L'ALTERNATIVE BÉBÊTE QUI NOUS EST ICI PROPOSÉE. MAIS COMME ON LE VERRA M. BÉDARIDA IGNORE TOUT D'INTERNET ET PROBABLEMENT DES ORDINATEURS AUSSI.

b) On doit étre attentif, en ce qui concerne les négationnistes, à ce qu'ils ne s'attribuent pas la palme du martyre, car on est très prompt dans ces milieux à crier à la persécution et à prétendre que les «historiens officiels", détenteurs d'une "vérité d'Etat", empéchent les esprits libres de s'exprimer et les condamnent à une forme de clandestinité (d'où le terme de samizdat abondamment employé)


COMMENTAIRE
:
IL EST CURIEUX DE VOIR, AU MOMENT Où IL S'ENGAGE DANS UNE PROCÉDURE INQUISITORIALE QUE LE PROMOTEUR DE CETTE INQUISITION REPROCHE À LA VICTIME DE S'EN DIRE VICTIME.

c) Il faut aussi prendre garde au fait que les négationnistes sont férus de procédures judiciaires, qu'ils sont devenus des champions en ce domaine (encore récemment un tribunal a dégagé Faurisson de responsabilité d'un site AAARGH). Il convient donc de ne s'engager dans une action - bien souvent nécessaire - qu'à bon escient et avec toutes les garanties juridiques voulues.

COMMENTAIRE: C'EST LA SAGESSE MÊME MAIS SONT-CE LES PRÉTENDUS NÉGATIONNISTES QUI ENGAGENT DES PROCÉDURE JUDICIAIRES ? QUI A DÉCLARÉ DANS LES JOURNAUX QU'IL ALLAIT SAISIR LE PROCUREUR? EST-CE SERGE THION OU LE CNRS ?

2 /SERGE THION CHERCHEUR CNRS

En ce qui concerne l'activtlé de S.Thion comme chercheur CNRS (où il est entré en 1971), l'exarnen minutieux de son dossier depuis cette date (rapports d'activité, publications, évaluations du Comité national) fait apparaître une cloison étanche entre son travail de recherche et ses activités de propagandiste des thèses négationnistes (activité qui a commencé en 1979, lorsqu'a éclaté l'affaire Faurisson). Nulle part, dans aucun domment du CNRS, il n'est fait allusion à cette "double vie". S.Thion apparaît comme un chercheur sérieux, compétent, un bon expert de l'Asie du Sud-Est reconnu au plan international. Tout le reste est officiellement ignoré.

COMMENTAIRE: LE TERME "OFFICIELLEMENT IGNORÉ" DEMANDE UN ÉCLAIRCISSEMENT. J'AI ÉCRIT MON PREMIER (ET EXÉCRABLE) ARTICLE POLITIQUE EN 1959. J'AVAIS 17 ANS. JE N'AI JAMAIS CESSÉ DEPUIS. LA COMMISSION DU CNRS QUI M'A ÉLU EN 1970 NE L'IGNORAIT ÉVIDEMMENT PAS. M. VERNANT EN FAISAIT PARTIE ET JE SAIS QU'IL A VOTÉ POUR MOI. J'ÉTAIS D'EXTRÊME-GAUCHE, À L'ÉPOQUE C'ÉTAIT PLUTÔT BIEN VU. LE SEUL QUI SE SOIT OPPOSÉ À MON ÉLECTION ÉTAIT CELUI QUI ME CONNAISSAIT LE MIEUX, À CAUSE DE RELATIONS PERSONNELLES ET AUSSI DU FAIT QUE J'AVAIS ÉTÉ SON ÉTUDIANT: RAYMOND ARON. IL ME TROUVAIT BEAUCOUP TROP "POLITIQUE" ET SURTOUT IL N'AIMAIT PAS MA POLITIQUE. MAIS IL ÉTAIT BIEN ÉVIDENT QUE JE N'ALLAIS PAS MÉLANGER MES ACTIVITÉS DE CHERCHEUR PROFESSIONNEL ET MES ACTIVITÉS CIVIQUES QUI INCLUAIENT DES ÉCRITS, DES RECHERCHES (AUTRES), DES RENCONTRES, DES PUBLICATIONS, ETC., RÉALISÉS DANS LE TEMPS LIBRE QUE ME LAISSAIT LA RECHERCHE PROFESSIONNELLE. TOUS LES CHERCHEURS CONNAISSENT CELA ET ILS TROUVENT DES AJUSTEMENTS INDIVIDUELS, PRAGMATIQUES, À L'ORGANISATION DE LEUR VIE ET DE LEUR CERVELLE. L'ÉTONNEMENT DE M. BÉDARIDA EST PROBABLEMENT FEINT.

Il y a lieu cependant de noter des infléchissements d'attitude à partir du milieu des années 80 et un tarissement très marqué des publlications dans les années 90 : ainsi certaines qui sont annoncées depuis deux à trois ans n'ont jamais paru.


COMMENTAIRE
:
CET "INFLÉCHISSEMENT" EST UNE VUE DE L'ESPRIT QUE LA LECTURE DES RAPPORTS NE SOUTIENT NULLEMENT. LE FAIT QUE J'AI MOINS PUBLIÉ DEPUIS QUELQUES TEMPS A ÉTÉ EXPLIQUÉ DANS LE CONTEXTE DE MA RECHERCHE. LE FAIT QUE DES ACTES DE COLLOQUES TARDENT À ÊTRE PUBLIÉS EST UN FAIT BANAL, CONNU DE TOUS LES CHERCHEURS, ET QUI EST ICI DÉTOURNÉ DE SON SENS VÉRITABLE. LES FORMULES DE M. BÉDARIDA TÉMOIGNENT ICI D'UNE VIVE ANIMOSITÉ.

Par ailleurs ce spécialiste de du Cambodge et de l'Asie du Sud-Est a sans explication opéré un virage marqué dans son domaine de recherche - virage qui a coïncidé avec son rattachement en 1995 au CACSPI (Centre

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d'Anthropologie de la Chine du Sud et de la Péninsule Indochinoise), sous la direction de M. Lemoine, puisque les trois lignes de recherche annoncées depuis lors par S.Thion dans ses rapports au CNRS sont intitulées
- recherches sur les structures anthropologiques de l'imaginaire religieux: le devenir des morts et la reproduction sociale (thème dont Thion annonce qu'il est responsable dans son laboratoire)
- émergence et rêsurgence des sytèmes politiques
- système et mécanismes de l'identité ethnique et/ou culturelle

COMMENTAIRE: LA MAUVAISE FOI EST ENCORE ICI À L'OEUVRE. LES THÈMES MENTIONNÉS PLUS HAUT ÉTAIENT DES THÈMES DE RECHERCHES COLLECTIFS, IMPLIQUANT TOUS LES MEMBRES DU CACSPI ET D'AUTRES CHERCHEURS ISSUS D'AUTRES FORMATIONS. IL NE S'AGIT NULLEMENT D'UN TOURNANT, MAIS DE MA PARTICIPATION À DES TRAVAUX D'ANTHROPOLOGIE COLLECTIFS, DÉCIDÉS, POUR LA PLUPART, AVANT MON ARRIVÉE DANS L'ÉQUIPE.

Point important à noter
: une motion d'une section du comité national fait allusion au fait que Thion aurait nié le génocide cambodgien. En fait, il n'en est rien. Il faut donc complètement abandonner cette accusation erronée.

COMMENTAIRE: CELA N'EMPÊCHE PAS MON PRINCIPAL ACCUSATEUR PUBLIC, LE FOUQUIER-TINVILLE DE LA MINÉRALOGIE, GÉRARD PANCZER, TRÈS UTILISÉ PAR M. BÉDARIDA, DE REPRODUIRE PARTOUT CETTE ACCUSATION STUPIDE.

En revanche, sous l'intitulé AAARGH (Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste). S.Thion diffuse régulièrement et en quantité sur Internet un flot de littérature négationniste, niant en particulier l'existence des chambres à gaz. La Commission a pris connaissance de pages et de pages de cette propagande, aussi acharnée que répétitive, déversée sur le site AAARGH.

COMMENTAIRE: C'EST LE COEUR DE L'ACCUSATION LANCÉE CONTRE MOI. LE FAIT QU'UN SITE (EN RÉALITÉ DE NOMBREUX SITES) DIFFUSE MES TEXTES SUR INTERNET (OU UNE PARTIE DE MES TEXTES, EN TOUT CAS) EST TENU POUR ÉQUIVALENT À "SERGE THION DIFFUSE...". C'EST ABSURDE. UN SITE A UN RESPONSABLE. C'EST À LUI QU'IL FAUT D'ADRESSER. CINQ MINUTES SUR INTERNET MONTRERONT À N'IMPORTE QUI QUE LE RESPONSABLE DU SITE AAARGH N'EST PAS MOI. CEUX QUI AFFIRMENT LE CONTRAIRE SONT PRIÉS D'APPORTER DES PREUVES.

3/ LES RECOURS JURIDIQUES

Après examen approfondi par la Commission, il ressort que les voies de recours devant la justice sont seulement au nombre de deux.

COMMENTAIRE: IL CONVIENT DE RAPPELER ICI QUE M. BÉDARIDA, À CE STADE DE SON ENQUÊTE, N'A PROUVÉ QU'UNE SEULE CHOSE: DES TEXTES, PROBABLEMENT ÉCRITS PAR SERGE THION (PROBABLEMENT CAR IL FAUDRAIT VÉRIFIER S'ILS CONCORDENT AVEC LES ÉCRITS PUBLIÉS) SE TROUVENT SUR INTERNET. CETTE FORMIDABLE RÉVÉLATION NE NÉCESSITAIT SANS DOUTE PAS UNE ENQUÊTE SECRÊTE INCLUANT DES PROFESSEURS AU COLLÈGE DE FRANCE!!!

1/La loi Gayssot

Les infractions à caractère raciste, ou antisémites, condamnées par la loi Gayssot de 1990 sont insérées dans la loi 29 juillet 1881 sur la presse. En l'espèce, les infractions susceptibles d'être poursuivies sont la contestation de crimes contre l'humanité (art. 24 bis) ou la diffamation raciste (art.32).

COMMENTAIRE: LES TROIS JURISTES DE LA COMMISSION BÉDARIDA ONT MAL RENSEIGNÉ LEUR PRÉSIDENT. LA LOI GAYSSOT RÉPRIME LA CONTESTATION DE CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ LORSQU'ILS ONT ÉTÉ CONDAMNÉS PAR DES TRIBUNAUX INTERNATIONAUX, EN L'OCCURRENCE CELUI DE NUREMBERG. CETTE IMPRÉCISION DONNE À PENSER QUE LES JURISTES DE LA COMMISSION BÉDARIDA NE CONNAISSENT CE DOMAINE DU DROIT QUE DE FAçON TRÈS SOMMAIRE.

Mais trois restrictions sont à apporter:

a) Régime spécial de prescription des faits : en vertu de la loi de 1881 les écrits négationnistes ne sont passibles de poursuites pénales que dans les trois mois suivant leur parution. Dans le cas d'Internet le départ de la prescription est le jour où l'article est mis en ligne.

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b) Modalité de la preuve de l'infraction. Par exemple on peut faire constater par huissier la diffusion au public par le biais du site Web des écrits négationnistes et/ou diffamatoires. Mais il faut en même temps prouver l'identité de l'auteur.

COMMENTAIRE: LE RAPPORTEUR MET LE DOIGT SUR CE POINT CRUCIAL, SANS Y INSISTER; POURTANT, TOUT AU LONG DE SES TRAVAUX, LA COMMISSION NÉGLIGERA D'APPORTER LE PREUVE DE L'IDENTITÉ DE L'AUTEUR DES PROPOS QU'ELLE FUSTIGE. AUX YEUX DU JURISTE, CETTE GRAVE LACUNE INVALIDE LA TOTALITÉ DES TRAVAUX DE CETTE COMMISSION.

c) Seules certaines associations sont habilitées à introduire une action en justice en invoquant la loi Gayssot : par exemple la FNDIRP, l'UNADIF, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, mais non la LICRA.

COMMENTAIRE: LA COMMISSION EST TRÈS MAL RENSEIGNÉE. SI ELLE AVAIT PRIS LA PEINE DE SE RENSEIGNER DANS LES MILIEUX JUDICIAIRES, ELLE N' ÉCRIRAIT-PAS UNE TELE CONTRE-VÉRITÉ.

Autre association habilitée : la ligue des Droits de l'Homme. La Commission exprime sa préférence pour l'appel éventuel à cette dernière organisation.

COMMLENTAIRE: ON VOUDRAIT SAVOIR CE QUI DANS LES STATUTS DU CNRS POURRAIT JUSTIFIER D'AVOIR À PERSÉCUTER UN DE SES PROPRES CHERCHEURS PAR LE RECOURS À UNE ASSOCIATION PRIVÉE, DE NATURE ÉMINEMENT POLITIQUE. LA COMMISSION N'EST-ELLE PAS EN TRAIN DE VERSER DANS UN CERTAIN DÉLIRE ?

La Commission constate donc que dans l'affaire Thion le recours à la loi Gayssot se heurte à de sérieux obstacles.

COMMENTAIRE: LA COMMISSION, DANS UNE SORTE D'ENTHOUSIASME JUVÉNILE, CROYAIT DONC QU'IL ÉTAIT FACILE DE BRANDIR LA LOI GAYSSOT ET S'APERçOIT QU'IL Y A "DE SÉRIEUX OBSTACLES". ON VA VOIR PAR LA SUITE QU'ELLE VA CHERCHER À CONTOURNER CES OBSTACLES ET À FAIRE DES PROCÈS, COÛTE QUE COÛTE.

2/ La loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires

Le problème relève ici d'abord du CNRS et sera examiné en détail plus loin.

4/ LE DOCUMENT "LES INFORTUNES DE LA VIE PARISIENNE"

En mars 1999, un document diffusé par S. Thion sur son site Web AAARGH, sous le titre "Les infortunes de la vie parisienne", a apporté un fait nouveau dans le processus en cours : il s'agit d'une attaque personnelle, d'une rare bassesse, contre une chercheuse du CNRS, Nadine Fresco, que l'auteur tente d'atteindre jusque dans sa vie privée.
En outre, un passage de ce document vise directement le CNRS, accusé d'être un organisme dépourvu de valeur scientifique et dont le recrutement s'opère par copinage.

Devant ce document, habilement présenté sans dire que S. Thion en est l'auteur, mais diffusé sur son site Web, avec le même style et le même type d'argument que le reste de sa littérature négationniste, la Commission considère
-- qu'il serait souhaitable d'introduire une action pour "atteinte à l'honneur" et à la vie privée (pour la diffamation c'est trop tard), car ici la prescription est fixée à un an. Mais seule Nadine Fresco peut intenter

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une telle action (mêm si le CNRS l'appuie), et jusqu'ici elle s'y est refusée. Or, sans son accord, le CNRS ne peut rien faire.

COMMENTAIRE: AU POINT Où NOUS NE SOMMES, LES PRESCRIPTIONS ÔTENT À CES PROPOS TOUT OBJET. ON REMARQUERA NÉANMOINS QUE MME FRESCO S'EST REFUSÉE À TOUTE ACTION. ELLE SAIT CERTAINEMENT POURQUOI MAIS M. BÉDARIDA, LUI, L'IGNORE. IL N'EST PAS MÊME EN MESURE DE COMPRENDRE LE TEXTE QU'IL CHERCHE À INCRIMINER. IL NE L'A D'AILLEURS PAS SOUS LES YEUX ET PARLE PAR OUI-DIRE. SINON, IL NE POURRAIT PAS AFFIRMER QUE CE TEXTE EST "PRÉSENTÉ SANS DIRE QUE S. THION EST L'AUTEUR" ALORS MÊME QU'IL EST PRÉSENTÉ SUR INTERNET COMME AYANT S. THION COMME AUTEUR; IL EST SIGNÉ. ET M. BÉDARIDA FAIT LE MALIN EN DONNANT À CROIRE QU'IL A IDENTIFIÉ L'AUTEUR PAR LE STYLE ET LE TYPE D'ARGUMENT. C'EST LÀ PURE PRÉTENTION CAR, JE LE RÉPÈTE, LE TEXTE ÉTAIT SIGNÉ.

-- le CNRS pourrait invoquer le devoir de réserve s'imposant à tous les fonctionnaires de l'Etat, d'autant qu'il y a là un passage mettant en cause le CNRS lui-même. mais dans la mesure où le devoir de réserve a été singulièrement limité en ce qui concerne les professeurs de l'enseignement supérieur, est-ce que cela ne s'applique pas aux chercheurs du CNRS ?

COMMENTAIRE: CES CONSIDÉRATIONS OISEUSES MONTRENT QUE M. BÉDARIDA EST OBSÉDÉ PAR SON DÉSIR D'IMPOSER DES SANCTIONS.

En revanche, deux autres pistes pourraient être explorées:

a) En vertu de la loi du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires, l'article 11, modifié par la loi du 16 décembre 1996, indique qie "Les fonctionnaires bénéficient, à l'occasion de leurs fonctions, d'une protection organisée par la collectivité locale dont ils dépendent, conformément aux règles fixées par le code pénal et les lois spéciales". Et le même article ajoute : la collectivité publique dispose "d'une action directe qu'elle peut exercer au besoin par voie de constitution de partie civile devant la juridiction pénale".

COMMENTAIRE: JE SUIS RECONNAISSANT À M. BÉDARIDA DE SOULEVER CE POINT. EN EFFET, SUBISSANT LES AVALANCHES DE CALOMNIES D'UNE CERTAINE PRESSE, JE ME DEMANDE POURQUOI JE N'AI PAS BÉNÉFICIÉ D'UNE PROTECTION DE LA COLLECTIVITÉ DONT JE DÉPENDS. JE SUIS OBLIGÉ DE CONSTATER QUE NON SEULEMENT LE CNRS NE PROTÈGE PAS SES CHERCHEURS MAIS QU'IL PARTICIPE À LA PERSÉCUTION LANCÉE PAR DES IDÉOLOGUES ET DES JOURNALISTES. J'EN VIENS À ME DEMANDER SI JE NE POURRAIS PAS POURSUIVRE MOI-MÊME LE CNRS POUR DÉFAUT DE CETTE PROTECTION ÉVOQUÉE PAR LES REMARQUES FAITES À PROPOS PAR M. BÉDARIDA.

b/D'autre part et dans un domaine tout différent, étant donné que S. Thion n'a rien produit depuis des années, n'y a-t-il pas là un cas d'insuffisance professionnelles?
Ici l'argument doit être manié avec prudence, car chacun sait que les chercheurs improductifs au CNRS ne font pas défaut. Mais en ce qui concerne Serge Thion, ne peut-on montrer que ses activités négationnistes en fait accaparent l'essentiel de son ctivité de chercheur payé par le CNRS.

COMMENTAIRE: M. BÉDARIDA VEUT-IL FAIRE LA POLICE DU CNRS? A-T-IL ÉTÉ LUI MÊME UN CHERCHEUR SI PRODUCTIF ? ON VOIT QUE L'ARGUMENT NE LUI VIENT QUE PARCE QUE SUR LE PLAN JUDICIAIRE IL SE TROUVE, COMME LA CIGALE DE LA FABLE, FORT DÉPOURVU. PAS LE MOINDRE VERMISSEAU.

De toute façon, dans l'immédiat, comme le dossier Thion va être examiné lors de la session d'automne du Comité national, la Commission d'enquête recommande que le président de la Commission chrgée de suivre le dossier Thion somme ce chercheur de présenter au bureau de la Cimmission [sic] les ouvrages qu'il annonce en permanence et éventuellement telle ou telle publication scientifique dont il pourrait faire état. D'autant qu'étant donné certains textes publiés par Thion sur Internet, il n'y a aucune ligne de séparation entre sa position de chercheur et ses positions négationnistes qui semblent prendre de plus en plus la place du travail scientifique pour lequel il est rétribué par le CNRS.

COMMENTAIRE: C'EST BIEN CE QUI EST ARRIVÉ. LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION 36 M'A DEMANDÉ DE LUI COMMUNIQUER MES ÉCRITS, CE QUE J'AI FAIT. IL A RENDU UN RAPPORT AUQUEL ON VERRA PLUS LOIN QUE M. BÉDARIDA N'HÉSITE PAS À AJOUTER DES PHRASES DE SON CRU POUR LUI FAIRE DIRE LE CONTRAIRE DE CE QU'IL DIT. VOIR PLUS LOIN.

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Reste une question qui dépasse de loin le cas Thion : un chercheur du CNRS a-t-il le droit de se prévaloir de son appartenance AU CNRS pour intervenir dans un domaine étranger à ses compétences scientifiques ? La Commission d'enquête livre à la réflexion du COMETS cette epineuse interrogation.

COMMENTAIRE: ON VOIT TOUS LES JOURS DES ARTICLES ET DES PÉTITIONS SIGNÉES DE CHERCHEURS DU CNRS ET QUI NE RELÈVENT PAS DE LEURS COMPÉTENCES AU SENS ÉTROITEMENT PROFESSIONNEL DU TERME. L'INTERROGATION DE M. BÉDARIDA PARAÎT DONC PUREMENT RHÉTORIQUE.
MAIS J'INSISTERAI ICI POUR DIRE QUE JE NE ME SUIS JAMAIS "PRÉVALU" DE MON APPARTENANCE AU CNRS, CE QUE M. BÉDARIDA RECONNAÎT, FINALEMENT, DANS SON TROISIÈME ET ULTIME RAPPORT. POUR LA SIMPLE RAISON QUE L'APPARTENANCE AU CNRS N'EST PAS, À MES YEUX, UNE GARANTIE DE VÉRITÉ ET DE JUSTESSE. IL S'AGIT BIEN PLUTÔT D'UNE VANITÉ SOCIALE DONT JE SUIS ASSEZ DÉPOURVU.

EN GUISE DE CONCLUSION

On le voit par ce rapport intermédiaire, la Commmission d'enquête n'a fait que débroussailler le délicat dossier qui lui était soumis. Indéniablement il reste beaucoup de pain sur la planche.

Son ambition finale serait de fournir au CNRS, à partir du cas limite que constitue le cas Thion quelques éléments de réflexion et guidelines pour pouvoir mieux faire face à l'avenir, dans ses relations avec les chercheurs, au double caractère, scientifique et éthique, de sa mission.

Le Président de la Commission d'enquête
[signé]
François Bédarida

Paris, le 2 juillet 1999


Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com

Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:

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et celui qui a survécu aux bourrasques:

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A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.

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