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"CNRS CONTRE SERGE THION"

CRÉÉ LE 19 OCTOBRE 2000

DERNIÈRE MISE À JOUR: 30 10 00

LETTRE DE DÉNONCIATION D'UN DIRECTEUR DE RECHERCHE À L'INSERM
suivie d'un commentaire

Reçu le 28 AVR. 1999
27 AVR. 1999 / 15758

Patrice Pinell
Directeur de recherche INSERM
37 rue Pascal, 75013 Paris

Mr Bruno Péquignot
Directeur adjoint au département des SHS
CNRS, 3 rue Michel Ange
75016 Paris


Paris le 23/04/99,

Cher collègue,

C'est en tant que directeur de l'ex unité de recherche INSERM U 158 (Savoirs et pratiques dans le champ médical : Histoire, Sociologie, Psychanalyse) que je m'adresse à vous. De cette unité, en effet, Mme Nadine Fresco a été membre, tout le temps de sa recherche sur Paul Rassinier et jusqu'à la publication par les éditions du Seuil de son livre, "Fabrication d'un antisémite". J'ai soutenu avec enthousiasme son projet et suivi les différentes étapes de sa réalisation. C'était un travail énorme, difficile, terriblement exigent. [SIC] Il fût [SIC] mené à bien avec une probité intellectuelle et morale exemplaire.
J'aurais du mal à exprimer le dégoût et l'indignation qui m'ont saisi lorsque j'ai lu le texte qu'a commis, sur le site internet négationiste AAARGH (Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerre et d'Holocauste), Serge Thion, texte dont je vous adresse une copie, car il se trouve que cet individu est chercheur en sciences sociales, au CNRS . L'écrit est suffisamment parlant pour que je ne ressente pas le besoin d'en faire un long commentaire. La valeur "scientifique" des thèses trouve ici sa mesure dans l'ignominie des attaques publiques portées ad mulierem contre Nadine Fresco. Il m'apparaît impensable que le CNRS n'intervienne pas vis à vis de quelqu'un qui déshonore ainsi l'institution tant par les idées qu'il professe que par ses manquements inqualifiables à l'éthique professionnelle.
En m'excusant d'avoir à vous faire partager les sentiments que ne peut manquer d'inspirer un tel écrit, je vous prie d'agréer mes cordiales salutations.

[signé] Patrice Pinell


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Commentaire: Cette lettre évidemment sollicitée prend sa place dans une stratégie de la dénonciation. Son rôle est d'exprimer la vox populi de l'indignation des attaques portées contre la blanche brebis du CNRS, qui, de surcroît, se trouve être une femme (ad mulierem, remplaçant le machiste ad hominem).
Mais elle nous apporte, fort involontairement, quelques indications précieuses. Contrairement à ce que disent en choeur M. Bédarida, président de la commission d'enquête sur Serge Thion, et Madame Bréchignac, Directeur général du CNRS, Madame Fresco n'était nullement membre du CNRS pendant la préparation, la rédaction et l'édition du livre qui a fait l'objet des commentaires sous les titre "Les infortunes de la vie parisienne". Madame Fresco a dû entrer au CNRS postérieurement à la confection de cet ouvrage et probablement en utilisant cet ouvrage comme "garant" de ses capacités. Il suffit pourtant d'en lire quelques pages, animées par la haine, pour voir que cet ouvrage ne possède aucune qualité "scientifique" et les commentaires que l'on m'attribue ne revendiquaient aucun caractère scientifique non plus.
Autre renseignement intéressant: Mme Fresco a passé près de 20 ans à travailler à l'INSERM (un organisme spécialisé dans les recherches sur la santé et la médecine). Après un bref moment passé comme assistante d'une chaire d'histoire médiévale au Collège de France, puis en avoir été remerciée, Mme FRESCO était entrée à l'INSERM et avait été chargée d'une enquête sur les patientes qui subissaient, lors de leur grossesse, des amniocentèses pour le dépistage de la trisomie 21. Ce travail entrait tout à fait normalement dans le cadre de la mission de l'INSERM. Ensuite, elle a paru donner dans la psychanalyse. Enfin, pendant 10 ou 15 ans, toujours dans la même institution, elle s'est occupée de rassembler des informations pour tenter de discréditer un écrivain, Paul Rassinier, mort en 1967, ancien instituteur, militant de la gauche, déporté, torturé par la Gestapo, revenu des camps, élu brièvement député socialiste, mis à la retraite pour invalidité, et auteur de très nombreux articles dans la presse d'extrême-gauche, anarchisante, et de plusieurs livres, portant en particulier sur la critique des témoignages et des compte rendus de la déportation. Il est souvent considéré comme le père du "révisionnisme".
On voit mal le lien qu'il y a entre cette entreprise et une unité de recherche intitulée: Savoirs et pratiques dans le champ médical: Histoire, Sociologie, Psychanalyse. L'histoire dont il s'agit chez FRESCO n'a rien à voir avec les savoirs du champ médical. Il s'agit ni plus ni moins que d'un détournement de fonds publics. Le fait que des directeurs d'unité ont approuvé ce choix et cette activité ne fait que les rendre coupables de complicité de détournement de fonds publics et c'est bien la vaine gloire dont semble se parer ce M. Pinell.
Ses collègues de l'INSERM étaient évidemment totalement incapables de juger de la malhonnêteté intellectuelle qui pervertit chaque page de ce pavé, mais les critiques parues dans la presse, pour superficiellement élogieuses qu'elles aient pu paraître, ont bien montré que cette entreprise leur paraissait douteuse. FRESCO a passé dix ou quinze ans à tenter de démontrer que cet instituteur, ancien communiste et ancien socialiste, était un antisémite, sans parvenir à exhiber l'ombre d'un commencement d'une seule preuve, car Rassinier n'était tout simplement pas antisémite, mais violemment anticommuniste. Si cette personne était douée da la moindre rigueur intellectuelle, elle aurait dû conclure que ses dix ou quinze ans de recherche l'avaient mené dans une impasse. Elle a préféré se faire ouvrir la porte du CNRS.
Libre au CNRS de se ridiculiser en recrutant des chercheurs bidons et des idéologues acharnés. Mais le discrédit ne vient pas de moi, il vient de ce que la vie parisienne impose au CNRS, qui s'y plie.
Je ne reproduis pas ici une nouvelle fois le texte incriminé par M. Pinell. Il se trouve déjà sur Internet. Il peut être utile de rappeler ici que le livre de Mme Fresco est gravement diffamatoire à mon encontre. Partisan d'une absloule liberté de la presse, je n'ai pas porté plainte. J'ai répondu.

Pour mieux saisir le contexte, voir la page cabales.
D'autre part, et pour en finir, si Mme FRESCO avait voulu se plaindre du mauvais traitement que je lui aurais infligé, elle avait tous les tribunaux de France à sa disposition, elle sait où j'habite, elle est déjà maintes fois venue chez moi.


Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com

Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:

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A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.

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