CECI EST UNE PAGE "QUI EST SERGE THION?" DU SITE

"CNRS CONTRE SERGE THION"

CRÉÉ LE 19 OCTOBRE 2000

DERNIÈRE MISE À JOUR: 11 07 01



Le trajet politique de Serge Thion
Quelques repères chronologiques

 

Né en 1942.
Etudes au lycée Michelet, à Vanves.

1956: Il grafitte les murs de la ville sur le thème
Budapest : Soviets assassins.

1958: Il participe aux manifestations hostiles au coup d'Alger, au retour de de Gaulle et, ensuite, rejoint le Parti Socxaliste Autonome, dissidence de la SFIO. Les mouvement des jeunes de ce nouveau parti est tenu par le courant Marceau Pivert qui publie Correspondances socialistes internationales. Pivert disparaît au cours de l'été.

1960: Quitte le PSA au congrès de fusion et de création du PSU. En tant que représentant des jeunes, ST prend la parole contre de sinistres inconnus nommés Claude Estier, Charles Hernu, Michel Rocard et autres réformistes mous. Les cadres (jeunesses et étudiants) passent chez le trotzkyste Lambert, mais pas ST.
Rejoint le mouvement du soutien aux Algériens, secoué par les arrestations du Réseau Jeanson, "Jeune Résistance", qui appelle à l'insoumission.
Premier séjour au Moyen Orient.
Création en septembre du réseau Nizan, d'aide directe au FLN.

1961-62 Clandestin dans l'aide au FLN: transports, passages des frontières, impression, édition, etc.
Séjour en Egypte, à Gaza et au Liban.

Eté 1962: Séjour dans l'Algérie indépendante. Après la prise du pouvoir par Ben Bella, retour en France.
Début d'un travail de soutien avec les mouvements de libération de l'Afrique portugaise et l'ANC d'Afrique du Sud.
Etudes à la Sorbonne.

1963-1967
Etudes (sciences sociales)
Soutien aux mouvements de libération africains.
Soutien à la résistance palestinienne.
Co-rédacteur des "Etudes anticolonialistes", un groupe actif sur plusieurs fronts.
Thèse de sociologie, plus tard transformée en livre: " Le Pouvoir pâle, analyse du système politique sud-africain, paru au Seuil en 1969.

Septembre 1967 Arrivée à Saigon, comme prof, dans le cadre du "service national". Prise de contact avec le FNL sud-viêtnamien.

1967-68. Activités au Sud Viêt-Nam.
Mai 68 retour à Paris
Activités multiples,en particulier avec le comité d'action RATP.
Septembre: dans les camps palestiniens .
Octobre: arrivée au Cambodge (pour la 2e année de service national)

1969: prof au Cambodge. Voyages en Asie. Participe aux grandes manifs japonaises contre le traité de sécurité américano-nippon (Ampo).

1970 :Retour en France. Bouquin sur le Cambodge: Des Courtisans aux partisans, Gallimard. Par ticipation à diverses entreprises et publication post-68 mais loin des dérives trotskystes, maoïstes et autres aberrations gauchistes. Refuse de participer à la création de Libération. Passe de temps à autres à la librairie "La Vieille Taupe".

1971 : Entrée au CNRS, début d'une vie professionelle stable. Je choisis le CNRS parce qu'il me semble que c'est à peu près la seule institution qui me garantisse une réelle liberté de pensée.

1972: Séjour dans les maquis khmers rouges, au Cambodge. Reportage publié dans Le Monde.

1973: Lecture de Rassinier, sur incitation de la Vieille Taupe. J'interroge tous les anciens déportés que je connais pour vérifier auprès d'eux ce qu'écrit Rassinier. Ils confirment.
Grand tour en Afrique: les débuts de la guerre de libération en Rhodésie (Zimbabwe) et les derniers soupirs du régime impérial éthiopien.
Je suis dans les camps palestiniens du Liban quand la guerre du Kippour éclate. Je suis bombardé par les Mirage israéliens; ça me change des bombardements de l'US Air Force.

1975: J'assiste à la chute du régime pro-américain au Viêt-Nam.
L'évacuation de Phnom Penh par les Khmers rouges me paraît une mesure barbare.

1975-79: Je travaille à comprendre et à reconstituer l'histoire inconnue du parti communiste cambodgien. Je mène une dure bataille à Libération pour obtenir qu'ils passent, en mars 1977, un article dénonçant le régime khmer rouge.
Je vais au Mozambique, comme invité du nouveau régime, je circule partout et je pointe, dans un rapport aux dirigeants du FRELIMO, les erreurs que le nouveau régime est en train d'accumuler. On me traite d'agent de l'impérialisme. La guerre civile n'est pas loin.
En Tanzanie, je parle avec les militants de base de la guerilla sud-africaine. Je romps discrètement avec l'ANC que je juge entièrement manipulé par le PC sud-africain.

1979: L'affaire Faurisson fait irruption dans la presse et le monde politique français. Après avoir étudié le dossier, je vois la nécessité de le présenter au public en rendant impossible les dérapages vers la droite. La question historique du sort des juifs européens est d'autant plus importante qu'elle sert de fondement et de justification aux horreurs de l'occupation de la Palestine toute entière. Je prépare un livre qui, je voudrais le rappeler, n'a jamais fait l'objet de la moindre poursuite ( Vérité historique ou vérité politique ?)

1980: En janvier sort le numéro spécial des Temps Modernes sur les conflits indochinois. J'en ai fourni la moitié, en accord avec Claude Lanzmann. A la sortie de mon livre sur l'affaire Faurisson, Lanzmann publie un désaveu sous la signature de Sartre.
Je fais un tour dans le Pacifique Sud, en particulier à Fiji.

1981-85: Le régime khmer rouge étant tombé sous la poussée viêtnamienne, je retourne au Cambodge évaluer la situation. Le pays est soumis au blocus occidental et une coalition américano-chinoise soutient désormais Pol Pot. Il faudra 10 ans pour en sortir. Je serai de la bataille pour obtenir le retour du Cambodge dans la communauté internationale et la liquidation politique des Khmers rouges. Sortie du livre Khmers rouges! chez Albin Michel.
Grand procès de Faurisson. Je me porte intervenant volontaire pour répondre du contenu de mon livre, diversement mis en cause. Me Badinter est obligé de faire mon éloge pour m'empêcher de siéger au banc des accusés. C'est sa dernière plaidoirie. Elle m'amuse infiniment.
Les procès se suivent. Les partie adverses déversent des montagnes de documents futiles, à côté du problème. On se rend compte, dès lors, que l'affaire du révisionnisme ne pourra pas se résoudre facilement. Les jugements condamnent pour la forme seulement.
Je vais plusieurs fois prendre le vent sur la frontière entre la Thailande et le Cambodge, où s'amassent les réfugiés et où se reconstituent des bandes armées qui travaillent plus ou moins avec l'armée khmère rouge. La bataille de l'interprétation de ces événements fait rage dans toute les milieux de la gauche internationale engagée contre la guerre. C'est l'occasion pour une bonne partie des mes anciens amis et alliés de passer dans le camp social-démocrate. Nos adieux ne sont pas déchirants.
Je fais mon dernier séjour à Beyrouth, quelques mois avant l'invasion israélienne. Mes gardes du corps palestiniens sont dispersés. Je décide de ne plus y retourner.

1985-86 Crise de la famine en Ethiopie. Je fais plusieurs longs séjours dans la région de la Corne de l'Afrique. J'observe de près l'action dite humanitaire qui cache mal les ambitions des uns et des autres d'intervenir dans les Etats de la région. J'assiste aussi à des scènes qui sont les plus effroyables de tout ce que j'ai vu dans ma vie. Comme je suis bien reçu partout, y compris dans les ambassades de France, je suis dénoncé à Paris par Bernard-Henri Lévy qui me décrit comme une sorte de soutien universel des régimes staliniens. Depuis, il m'a lâché les baskets.

1987-90: Sortie des Annales d'Histoire révisionnistes. Je participe de temps àautres à ces activités éditoriales.
Les cabales s'organisent, l'espace de la lib erté d'expression se réduit, l'oxygène commence à se faire rare.
Je suis présent au début des négociations entre factions khmères, à Fère en Tardenois, en 1987, et j'ai la chance de pouvoir rendre quelques services officieux.
Pour écrire et publier sur les affaires indochinoises, je passe à l'anglais. Je m'ouvre ainsi de nouveaux espaces éditoriaux.
Je voyage en Asie.

1990-91 L'Irak a envahi et saisi des terres qui lui avaient été arrachées par les Britanniques sous le nom de Koweit ("fortin"). Devant les préparatifs de l'invasion américano-européenne, je m'engage à fond dans l'opposition à la guerre. Elle ne prend de l'ampleur qu'après le début de la guerre. Elle est sapée net par la fin prématurée de la guerre. Les Américains se souviennent de la leçon du Viêt-Nam.
Une équipe a publié La Gazette du Golfe et des banlieues. J'y ai activement participé.

1991-93 Les Accords de Paris mettent un terme à l'isolement du Cambodge, au soutien occidental aux Khmers rouges et annoncent une énorme opération des Nations Unies pour effectuer des élections dans ce pays. Je repars au Cambodge pour observer la transition d e ce malheureux pays épuisé vers le monde clinquant où règne en maître le dollar. Le Viêtnam sort de l'austérité et de l'impéritie du régime communiste et prend la même voie vers la dollarisation. Finalement, les Américains gagnent la troisième guerre d'Indochine, par défaut.
L'Afrique du Sud se débarrasse de l'apartheid. Nelson Mandela n'a plus besoin de moi comme traducteur de ses discours en français.
Je sors un livre en anglais sur le Cambodge.
Je cherche la chose appelée Internet mais personne ne semble savoir ce que c'est au juste.
J'ai refusé de m'engager dans ce qu'on appelle le conflit yougoslave. Tous les côtés me semblent également fautifs, manipulés, instrumentalisés, d'abord par les Europées, ensuite par les Américains. J'ai prévu ces développements depuis longtemps.
Je fais un recueil de textes sur la question révisionniste. Il paraît en édition privée, avec un bon tirage, loi Gayssot oblige (Une allumette sur la banquise).

1994-2000: Bien que je continue à me rendre dans la région, je m'éloigne des questions d'actualité de la politique indochinoise. L'oppression ordinaire des Etats et du capital ne sont pas de mon ressort, si je puis dire. J'intervenais parce que les Etats occidentaux, la France souvent au premier rang (Jospin toujours étroitement calqué sur les Américains), exerçait sa domination par la violence et le meurtre de masse.
Je finit par trouver Internet, en 1994, et je l'explore avec délices. Je reçois 15 mails par jour de Timor, 20 de Birmanie, 30 des zapatistes et ainsi de suite: il faut apprendre à se servir de ce monstre et ne pas se faire dévorer.
Je fais un tour du monde des révisionnistes: Europe, Australie, Etats-Unis. La plupart des gens que je rencontre sont de paisibles citoyens de centre gauche ou de centre droit. Il y a quelques sympathisants de l'Allemagne national-socialiste, mais ils sont peu nombreux.
Il se crée un site révisionniste en français sur Internet, le site AAARGH. Je donne des conseils, j'agis comme interface entre le monde extérieur et la petite équipe qui travaille dans les soutes. La loi Gayssot pousse la nouvelle génération à l'anonymat. Les idiots m'attribuent la paternité de tout.
Je me retourne vers une histoire plus ample, plus ancienne, des pays indochinois. Il y a beaucoup de choses à comprendre et à expliquer, qui ne relèvent pas de la politique au jour le jour.
Les cabales s'intensifient. L'intolérance monte à grande vitesse. J'interviens par des textes ponctuels, le plus souvent liés à l'opression qui se resserre sur les infortunés Palestiniens, victimes d'un des régimes les plus inhumains de cette planète, après la chute du soviétisme et de l'apartheid, le dernier grand totalitarisme, Israël.
Je retourne au Moyen-Orient, je découvre les splendeurs de la Mésopotamie, je vais en Amérique et en Russie: partout le révisionnisme s'installe, se solidifie, entraîne toutes sortes de gens.
Internet devient un lieu de rencontre de plus en plus universel. Des amis ouvrent une archive pour mes textes.
Les luttes continuent. La liberté n'est assurée nulle part. La gauche en Europe est dans l'ornière social-démocrate; ils ont fusillé Rosa Luxembourg en 1918 et ils la refusillent tous les jours. Il faut toujours ferrailler avec ces gens-là. Si on faisait le bilan des exactions, des saloperies des crimes de toutes sortes, on verrait que cette gauche socialiste et communiste est bien pire que la droite, qui a pourtant quelques gigantesques massacres à son actif.
J'appartiens à la tradition libertaire, en lutte constante avec tout le monde. Je ne m'étonne pas que tout le monde me tombe dessus.

1998-2000 : Violente campagne de presse contre moi dans les feuilles communistes. Jospin s'en mêle. Je suis finalement viré du CNRS pour la raison même pour laquelle j'y étais entré: ma liberté d'expression qui, comme on sait, ne s'use que si l'on s'en sert.

Je suis un vieux guerrier des batailles passées. Je refourbis les armes et remonte sur mon destrier. Je n'abandonne pas une bataille juste. Je n'ai fait de la "science" que pour m'en servir à gagner plus de liberté sur tels ou tels terrains. Il semble qu'elle me quitte: c'est que je n'en ai plus besoin. A l'âge que j'ai, je comprends tout et rien ne m'étonne.


Contacter Serge Thion: cnrs at mail15.com

Pour décourager les censeurs et les suppresseurs, ce site a été placé, en 2000, sur le Net en trois endroits différents. En 2003, un seul site a survécu. Electric Apsara rouvre trois autres sites miroirs:

http://www.stvscnrs.greatnow.com

http://www.cogentinternet.com/cnrsisbad

http://aa.1asphost.com/cnrsisbadforyou

et celui qui a survécu aux bourrasques:

http://abbc.com/totus/cnrs/index.html

A compter d'avril 2003, la gestion et la maintenance des sites sont assurées par Electric Apsara Co., boulevard Monivong, Phnom Penh, Royaume du Cambodge.

000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000

[ Retour à l'accueil ] [ Retour à la page "dossier CNRS" ] [ Cabales ]

[ Campagne de haine ] [ Qui est Serge Thion? ]